Eléments historiques

Les années 1960-1970, au Kivu, ont été marquées par des troubles d’après-indépendance (rébellion muleliste, déplacement des populations, pillages et destruction des infrastructures,…) qui ont amplifié une situation sanitaire déjà alarmante et des pénuries des vivres en ville et dans les villages.

Diagnostiqué à partir des années 1958-59, le Kwashiorkor - appelé ici bwaki, dans la langue locale (le mashi) - s’est vite répandu en ville de Bukavu et dans les territoires environnants, frappant principalement les enfants et les femmes enceintes ou allaitant, avec de nombreuses pertes en vies humaines. En effet, selon une étude du CEMUBAC, plus de 70 % d’enfants de 1 à 15 ans présentaient des signes de kwashiorkor et de malnutrition autour des années 1970, dans la région du Bushi.

Des personnalités d’horizons divers (services publics, œuvres sociales, confessions religieuses, hôpitaux, quelques organismes internationaux), soucieuses du bien-être de la population, se sont alors mobilisées au début de l’année 1965, contre cette maladie qui se présentait alors comme une véritable calamité. Elles ont créé, le 14 février 1965, l’Œuvre pour la lutte contre le Kwashiorkor au Kivu, en abrégé, COMITE ANTI-BWAKI.

Le Comité Anti-Bwaki était entendu comme le cadre de sensibilisation et de mobilisation de l’opinion nationale et internationale pour venir en aide à des milliers d’enfants atteints de kwashiorkor, et comme l’outil de canalisation et de distribution des aides d’urgence, d’actions bénévoles et généreuses contre la malnutrition, en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population. La mission lui assignée est ainsi de « lutter contre le Kwashiorkor et la malnutrition et de promouvoir toute action en faveur de l’enfance défavorisée, pauvre et démunie ».

Depuis lors, le Comité Anti-Bwaki (CAB) a évolué, tout en restant circonscrite dans sa mission de départ. Cette évolution a été dictée par les changements contextuels, mais surtout l’évolution des besoins, des causes et des réalités autour du phénomène de la malnutrition. L’organisation est passée par plusieurs étapes et à travers de nombreux défis. L’enthousiasme et les efforts des années 1965-1966 ont été interrompus par la guerre des mercenaires des années 1967-1968. Après la guerre, les quelques interventions humanitaires d’urgence ont été remplacées par des actions locales durables : des campagnes d’éducation sanitaire et nutritionnelle des populations, la formation des animateurs ruraux, la mise en place des services et infrastructures socio-sanitaires…

Le Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu d’altitude, à la fin de 1979, a dégagé les grandes lignes d’une nouvelle politique d’interventions sur le terrain, dans le cadre du développement à la base. Créé comme un forum de sensibilisation, de mobilisation des volontés et actions au niveau local, national et international en vue de faire face à la malnutrition et aux carences en vivres et médicaments essentiels, le Comité Anti-Bwaki est aujourd’hui une organisation de développement à la base, une Association sans but lucratif dotée de la personnalité civile, mettant en œuvre d’importants programmes de développement rural, de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et d’éducation des populations.

Le CAB intervient aujourd’hui, aux côtés des autres intervenants en développement durable (Etat, Eglises, ONG locales), en apportant sa part aux efforts de tous contre la pauvreté.

Le Comité Anti-Bwaki en 8 points

1. Naissance du Comité Anti-Bwaki 14 Février 1965 : première réunion et création du Comité Anti-Bwaki, à Bukavu. Des délégués des services publics, d’institutions traditionnelles et coutumières, d’institutions et œuvres sociales, des formations médicales, des confessions religieuses,… participent à cette première réunion.

2. Siège social

Le Comité Anti-Bwaki a son siège social à Bukavu, Province du Sud-Kivu, République Démocratique du Congo.

Adresse : n° 8, Avenue de la Cathédrale, Commune d’Ibanda, Ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu B.P. 105 Bukavu Téléphone : + 243 (0) 85 351 19 64

+243 (0) 994 364 448

Email : cab_asbl@yahoo.fr

Site web : www.asbl-cab.org

Personnes de contact :
- Abraham Kasaza Kaboyi : Président du Conseil d’Administration Tél : +243 99 492 78 45
- Père Franco Bordignon : Membre du Conseil d’Administration tél. : +243 99 866 82 50
- Patient Bagenda Balagizi : Secrétaire Général tél. : +243 99 436 44 48

3. Instruments juridiques

Les autorisations et reconnaissance légale du CAB sont établies par les textes et actes juridiques suivants :

a) L’Arrêté n° 92/36/9/N.08.51/PROGOU/65 du 12 Avril 1965, signé par le Gouverneur de Province du Kivu ; b) L’Arrêté n° 128/15/CAB/PROGOU/66, du 26 décembre 1966, signé par le Gouverneur de Province du Kivu, amplifiant la lettre n° 00441/CAB/TR/AS du 5 Nov. 1966, du Ministre des Affaires Sociales et du Travail du Kivu, à Bukavu. c) L’Arrêté n° DAS/CAB/CE/13/88 du 3 septembre 1988, signé par le Commissaire d’Etat aux Affaires Sociales, portant agréation du Comité Anti-Bwaki en tant qu’association sans but lucratif ; d) L’Ordonnance-loi n° 88-160, du 29 septembre 1988, signée par le Président de la République, accordant la personnalité civile au Comité Anti-Bwaki, et publiée au Journal Officiel n° 01 du 01 janvier 1989.

4. Mission du CAB

Le Comité Anti-Bwaki est une organisation non confessionnelle et pluraliste. Sa mission, telle que reprise dans les textes juridiques, c’est de "contribuer à la lutte contre le kwashiorkor, sa prévention, et de participer à toute action en faveur de l’enfance". Cette mission a évolué, en s’adaptant au contexte soco-économique dans lequel évolue l’enfance.

En tant qu’organisation locale de développement à la base, le Comité Anti-Bwaki vise l’amélioration des conditions de vie des populations dans les villages par : a). Le soutien à la production agropastorale et la promotion de la sécurité alimentaire, b). La mise en place des infrastructures de base dans les villages (eau potable, amélioration de l’habitat, électrification villageoise, routes locales,…) dans les agglomérations rurales ; c). L’accroissement du revenu des ménages, par l’appui aux initiatives génératrices de revenu et par la promotion de l’entreprenariat local et la création de l’emploi dans les villages, d). La formation générale et technique en faveur des leaders paysans, les dirigeants des organisations villageoises et les chefs locaux ; e). L’éducation à l’environnement, à l’hygiène et à la salubrité publique.

Le rayon d’action du CAB est principalement la région montagneuse du Sud-Kivu, avec les Territoires de Kabare, Walungu, Kalehe, Idjwi, Mwenga ainsi que la Ville de Bukavu. Cette région est parmi les plus densément peuplées du Congo, avec plus de 3.000.000 d’habitants, et des densités rurales dépassant les 350 habitants au km².

5. L’ACTION DU CAB

Cinq domaines constituent les priorités d’intervention du CAB :

L’animation au développement

L’animation au développement constitue le fondement de l’action du CAB. Elle passe par l’appui à l’organisation et à la consolidation des structures et initiatives de développement à la base, la formation des animateurs locaux, la conscientisation aux valeurs citoyenne et à la responsabilité civique,…

Le CAB collabore avec plus de 120 groupes de base (Comités de développement, Comités de santé, Syndicats d’initiatives, associations d’agriculteurs, groupements d’éleveurs, groupements féminins, associations des producteurs, …) opérant dans les Territoires de Kabare, de Kalehe, de Mwenga et de Walungu, ainsi que dans les bidonvilles de la Ville de Bukavu. Ces groupes sont constitués par plus de 50.000 ménages qui constituent la cible des activités appuyées par le CAB.

Chaque année, le CAB organise des formations à l’intention des responsables des groupes, des leaders paysans et des chefs locaux, dans divers thèmes techniques (techniques agropastorales, environnement et ressources naturelles, aménagement des sources et maintenance des ouvrages d’eau, production des plants de reboisement, transformation des produits, aménagement et gestion du terroir, organisation et gestion coopérative, …) et généraux (conduite et gestion des groupes, gestion des ressources, droits des producteurs, autopromotion, genre, responsabilités des chefs locaux, …).

Les infrastructures de base

Les infrastructures rurales constituent une des grandes priorités de l’action du CAB. Il s’agit principalement des ouvrages d’eau potable, de l’habitat, de l’énergie, des routes locales, des infrastructures socio-sanitaires et socio-économiques,…

Débuté en 1980, à la suite des épidémies de choléra et de dysenterie bacillaire qui ont sévi dans les milieux du Bushi, le programme d’hydraulique rurale vise l’approvisionnement des villages en eau potable, par le captage des sources et la réalisation des adductions gravitaires. Les buts visés sont la réduction des maladies dues à l’eau sale, la diminution des corvées d’eau pour la femme et les enfants, l’assainissement des lieux de puisage et l’amélioration des conditions d’hygiène dans les villages. Au 31 décembre 2009, le CAB a aménagé plus de 3.500 sources d’eau ; il réalisé 120 adductions gravitaires, avec plus de 1.200 bornes-fontaines publiques à partir des réservoirs de stockage de 5 à 60 mètres-cube ; permettant ainsi à plus de 900.000 personnes d’accéder à l’eau potable dans les villages et en périphérie de la ville de Bukavu.

Au niveau de l’habitat, le CAB accompagne les CAH (Commissions d’amélioration de l’habitat) mises en place dans les Comités de développement, par la mise à disposition d’un fonds rotatif constitué des tôles et par la formation sur la gestion des opérations d’affectation et de restitution des tôles. Les tôles sont prêtées à tour de rôle à des familles qui décident d’améliorer la maison. A la fin de l’année 2009, sept agglomérations gèrent un capital de 5.000 tôles ; près de 600 maisons ont été construites en briques, au cours de trois dernières années, dans les villages, grâce à l’approche de crédit « tôles ». Le CAB appuie également les Comités de développement et Groupements féminins dans la construction des locaux pour leurs activités (bureaux et salles de réunions).

Le CAB soutient les efforts de réhabilitation des routes de desserte agricole et d’ouverture de nouveaux tronçons routiers menés par les communautés, avec l’appui des chefs locaux. Ce sont près de 720 km de routes rurales qui ont été réhabilités ou ouverts au cours de trois dernières années dans les villages de Kabare, Kalehe et Walungu.

On ne pourra promouvoir le développement à la base, et la vie dans les villages, sans énergie. L’énergie est un besoin primordial aussi bien en ce qui concerne l’éclairage, mais aussi pour les possibilités d’emplois. C’est dans ce cadre que le CAB milite pour l’électrification des villages et œuvre à la promotion de nouvelles alternatives d’énergie à la base. Des initiatives sur les micro-centrales électriques et sur digesteurs à biogaz sont accompagnées par le CAB au niveau des ménages et dans les villages.

Depuis les cinq dernières années, le CAB intervient dans la réhabilitation et la construction des bâtiments et locaux des écoles et des formations médicales, y compris leur équipement en matériel et mobilier dans le cadre des programmes spécifiques. Des projets de réhabilitation et constructions ont été réalisés à Nyantende (3 écoles), Nyangezi (1 école), Kamisimbi (1 centre de santé), Katana (2 écoles), Bukavu (7 écoles), à Luhwinja (2 écoles et 4 centres de santé-maternité) et à Burhinyi (3 écoles et 2 centres de santé-maternité).

La production agropastorale et la sécurité alimentaire

Le "Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu d’altitude" organisé par le CAB, en Novembre 1979 avait recommandé stigmatisé les causes de la malnutrition qui sévit dans la région, à savoir : la baisse continuelle de la production vivrière consécutive à la surexploitation des sols, aux érosions, à la surpopulation inquiétante, à l’absence des services d’encadrement des paysans. Il avait recommandé des actions spécifiques.

Le CAB appuie, depuis 1987, un vaste programme agricole axé sur le reboisement et la vulgarisation (agro-foresterie, lutte anti-érosive, semences améliorées, fertilisations des sols, intégration agriculture-élevage).

Chaque année, les Comités de développement appuyés produisent entre 800.000 et 1.000.000 plants de reboisement. Ils réalisent des haies anti-érosives et pratiquent des techniques culturales en vulgarisation.

Un programme d’appui aux éleveurs de gros bétail, initié depuis l’année 1987 sur les hauteurs du Mulume Munene et dans les villages, vise à accroître la production des protéines animales et le relèvement du revenu des éleveurs. Il porte sur l’organisation des éleveurs et la formation (organisation des groupements, formation sur les techniques d’élevage amélioré), les soins vétérinaires (lutte endo et ecto-parasitaire, campagnes de vaccinations) et la production animale (amélioration des pâturages, culture fourragère, élevage en stabulation, vulgarisation des géniteurs performants et améliorés, insémination artificielle, collecte et traitement du lait).

Une moyenne de 4.000 à 5.000 têtes de bovins sont suivis par le CAB, au Mulume Munene et dans les milieux d’élevage en Territoires de Kabare et Walungu.

L’accroissement du revenu des ménages,

Le CAB œuvre pour la promotion féminine et l’accroissement du revenu familial. Il appui les initiatives d’allègement des charges de la femme et au niveau de la famille (introduction des alternatives de transport des charges, de transformation des produits), l’entreprenariat au niveau des femmes, de ménages et des jeunes (appui aux initiatives génératrices de revenu, le petit commerce, la production artisanale, accès au crédit pour la production et la création d’emploi,…).

Il organise également la formation la formation technique et sociale en faveur des femmes, des jeunes, dans l’approche due genre et l’accès des femmes et des jeunes au moyens économiques.

L’éducation à l’environnement,

Le Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu Montagneux, organisé par le CAB (1979), avait noté que la malnutrition et la baisse de la production vivrière s’expliquaient aussi par les perturbations consécutives à la destruction de l’environnement. Ce Symposium avait stigmatisé le niveau avancé de déboisement, des érosions et leurs conséquences (changements climatiques, infertilité des sols, baisses continuelles des rendements,…). Il avait recommandé la mise en œuvre de vastes programmes de protection de l’environnement axés sur le reboisement et la reforestation, la lutte anti-érosive dans les champs et la protection des sols, l’éducation des populations aux meilleures pratiques agricoles et à l’hygiène,…

Depuis 1987, le CAB mène des actions de lutte anti-érosive, de reboisement et d’agroforesterie dans les villages, en collaboration avec les comités de développement et les chefs locaux. Chaque année, ce sont environs 100 pépinières qui sont aménagées par les associations villageoises, pour 750.000 à 1.000.000 plants de reboisement/agrofesterie. Les arbres sont repiqués en terrains individuels, sur des sites communautaires, autour des infrastructures sociales et des habitations, ainsi que dans les champs vivriers.

Le CAB mène également des campagnes d’éducation sur l’hygiène et la salubrité publique au niveau des villages. Il accompagne la mise en place et l’action des Brigades d’eau, hygiène et environnement dans les Groupements, ainsi que les efforts d’adoption des latrines adéquates, des fosses à ordures, de fertilisation organique, des foyers économiques, et de gestion rationnelle des bas-fonds, des rivières et sources, de lutte contre les produits polluants et/ou non biodégradables, …

7. Le CAB, en bref

1965 :
-  Création du CAB.
-  Reconnaissance juridique.
-  Sensibilisation de l’opinion publique sur le fléau du bwaki.
-  Distribution des vivres et médicaments.

1966 :
-  Adoption d’un plan à 4 phases : phase médico-sanitaire, phase de vulgarisation des solutions locales contre la malnutrition à moyen terme, et phase de sensibilisation sur le développement à long terme.
-  Sensibilisation sur le bwaki : montage d’une exposition sur la nutrition et réalisation d’un film sur le bwaki.
-  Constitution Commissions techniques.

1967 :
-  Démarrage du programme à long terme.
-  Invasion de la province par les mercenaires : tous les efforts antérieurs sont anéantis.

1968 :
-  Reprise des activités : nouvelle action d’urgence (distribution des vivres et médicaments).

1969 :
-  Réduction des apports extérieurs en vivres.
-  Mise sur pied du programme "Soja".
-  Intensification de l’éducation sanitaire et nutritionnelle.

1970 :
-  Introduction et vulgarisation du Soja.
-  Elaboration des fiches de consultations des enfants.

1971 :
-  Publication de la brochure "La malnutrition au Bushi, un problème économique et médico-social"
-  Intensification des essais sur le soja.

1972 :
-  Organisation des consultations pre-scolaires.
-  Début d’équipement des Centres de Santé.

1973 :
-  Premières intuitions de la désertification du Kivu.

1974 :
-  Animation sur la production des protéines locales (pisciculture, pêche, maïs, sorgho).

1975 :
-  Publication du livre "Namna ya kuwalisha watoto wadogo"

1976 :
-  Début de transformation du soja et consommation dans les ménages.
-  Premières idées d’un projet de ’biscuiterie’ à base du soja, par le CASR, (actuellement Centre Olame).

1977 :
-  Dépistage de plusieurs cas de bwaki dans les milieux urbains et suburbains de Bukavu : Cimpunda, Ciriri, Chahi, Igoke.
-  Premiers tentatives d’encadredment des femmes à la lutte anti-érosive.

1978 :
-  Présentation, à Bukavu, de l’étude du Cemubac/Lwiro sur la ’désertification du Kivu Montagneux’.
-  Participation du CAB aux Journées de l’enfant à Bruxelles. Le CAB représente la délégation africaine.
-  Epidémie de choléra au Kivu : le CAB est sollicité pour aider le ’Comité de surveillance’

1979 :
-  Nouvelles distributions de lait et vivres. Plus de 150.000 enfants bwaki, au Sud-Kivu, sont touchés.
-  Organisation du ’Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu montagneux’.

1980 :
-  Organisation, au sein du CAB, d’une ’Commission Eau potable’ et mise sur pied du programme d’hydraulique rurale dans le cadre de la Décennie de l’eau potable, avec le concours de l’Unicef.
-  Attribution du CAB du Prix Maurice PATE, par l’UNICEF.

1981 :
-  Démarrage effectif du programme d’hydraulique rurale.
-  Essais des recettes d’aliments de sevrage, et vulgarisation du Ma.so.so (mélange de maïs, sorgho, soja).
-  Visite du CAB par le Directeur Général Adjoint de l’Unicef.
-  Premières idées d’un projet d’élevage : création d’une ’Commission Elevage’.

1982 :
-  Démarches pour l’obtention d’un terrain pour la promotion de l’élevage.

1983 :
-  Attribution au CAB, par le Gouverneur de Province, de la concession de Mulume Munene.
-  Réflexions sur les érosions et la lutte anti-érosive : constitution d’une ’Commission Erosions’.

1984 :
-  Augmentation, avec l’appui de l’Unicef, des unités de transformation du soja (Katana, Lemera, Kaziba, Walungu, Cimpunda).
-  Démarrage de la biscuiterie, par le Centre Olame.
-  Une enquête du Cemubac dégage une progression de la malnutrition à une sous-nutrition progressive et généralisée : 70 % des enfants présentent des signes de malnutrition, dont environ 33 % sous-courbe.
-  Sécheresse prolongée au Kivu. Elle amène le CAB à réfléchir sur l’arbre.

1985 :
-  Participation à la Table Ronde socio-économique du Kivu.
-  La proposition du CAB d’une ’Journée régionale de l’Arbre’ est adoptée. Elle est fixée au 08 octobre de chaque année.

1986 :
-  Début de restructuration complète du CAB. Il faux mieux s’organiser afin de faire face aux nouveaux défis. Le CAB doit être opérationnel pour mieux gérer les initiatives en cours et faire face aux attentes du Symposium de 1979.
-  Mise en place du siège social, et démarches en vue de l’obtention de la personnalité civile.

1987 :
-  Un premier bilan du programme d’hydraulique rurale fait état de 620 sources captées et 24 adductions gravitaires (51.600 mètres) pour 410.000 habitants desservis.
-  Démarrage du projet de reboisement et lutte anti-érosive.
-  Démarrage du projet d’appui aux éleveurs de gros bétail.

1988 :
-  Implication et pilotage des échanges pour la création d’une Radio Rurale et du CRONGD.
-  Poursuite de la restructuration et contacts de collaboration et échanges.
-  Démarrage des activités d’éducation et formation civique : droits et devoirs des citoyens, procédures judiciaires.
-  3 adductions d’eau réalisées et 41 sources captées et aménagées ; 52 pépinières de reboisement pour 1 million des plants.
-  Un premier noyau de 38 éleveurs paysans, pour 66 vaches, constitue le point de départ des activités d’appui aux éleveurs.
-  Obtention, par le CAB, de la Personnalité civile par l’Ordonnance-loi n° 88/160, du 29 septembre 1988, du Président de la République.

1989 :
-  10 sources et 3 adductions d’eau réalisées ; 146 bovins sont inscrits aux activités de soins vétérinaires ; 34 Comités de développement réalisent 64 pépinières et produisent 1.190.711 plants de reboisement.
-  Organisation de la ’Journée de l’Arbre’.
-  Démarrage du programme de promotion de la femme : trois groupements féminins sont opérationnels.

1990 :
-  L’éducation civique est une priorité, eu égard aux abus et ponctions dont sont victimes les paysans. Elle est désormais un volet important des activités d’animation dans les villages.
-  Tournées d’évaluations et échanges dans les villages, à l’occasion de la commémoration des 25 ans du CAB.
-  15 sources aménagées et 4 adductions réalisées pour 46 bornes-fontaines desservant 52.302 habitants ; 66 nouvelles pépinières pour 1.875.300 plantules ; 279 vaches sont abonnées aux soins vétérinaires ; les éleveurs s’organisent en pré-coopérative.
-  Introduction de 44 ânes dans les groupements féminins, pour le portage des charges.

1991 :
-  125 sources d’eau potable sont aménagées ; 5 adductions sont réalisées, pour 14.218 mètres de longueur et 32 bornes-fontaines (23.782 habitants) ; 32 pépinières sont installées faisant 1.203.852 plantules ; 37.000 mètres de haies anti-érosives sont installées dans les villages (66,1 % des arbres plantés ont survécu en 1990 contre 83,7 % en 1989) ; 2.216 vaches sont inscrites aux soins vétérinaires, appartenant à 476 éleveurs autour de 54 couloirs d’aspersion.
-  Les groupements féminins maîtrisent l’élevage et l’exploitation des ânes. Ceux-ci sont désormais employés pour tous les fardeaux (bois, eau, récoltes, matériaux divers) que la femme supportait sur son dos. Les femmes lancent également des initiatives, comme le drainage des marais, les cantines et l’amélioration des techniques culturales.
-  Participation d’un délégué du CAB à la Conférence Nationale Souveraine. Le CAB appuie les activités de la Société Civile.

1992 :
-  169 sources d’eau aménagées, et 11.126 m d’adductions gravitaires pour 22 bornes-fontaines en faveur de 34.246 habitants.
-  5 secteurs d’éleveurs sont opérationnels, pour 50 couloirs et 1.595 bovins touchés par les activités de santé et production animale.
-  Démarrage des activités de vulgarisation agricole : 13 Comités de développement partenaires, avec 122 groupes de contact, réalisent 234.439 plants, 19.360 m de haies vives, 805 composts et 18 étables de stabulation.
-  Les formations sont renforcées au niveau des femmes. L’expérience sur les ânes intéresse beaucoup de partenaires.

1993 :
-  La réforme monétaire porte un coup dur aux activités économiques entreprises par les femmes.
-  Introduction des moutons à laine auprès des femmes et réflexion sur le tissage de la laine.
-  Installation de deux moulins en faveur des femmes de Nyantende et Kaniola.
-  Animation sur le projet de société adoptée par la C.N.S.
-  161 sources aménagées et 21.264 m d’adductions gravitaires, totalisant 49 bornes-fontaines publiques. En 13 ans, le CAB aura aménagé, avec les CD, 1.338 sources et 54 adductions d’eau potable.
-  59 pépinières sont installées, avec 482.027 plantules. Les CD ont réalisé 17.070 m de haies vives, 4.192 m de fossés anti-érosifs, 1.453 composts.
-  Le nombre des bêtes abonnées aux soins vétérinaires passe de plus de 1.200 à 2.000 têtes.

1994 :
-  L’année est marquée par l’arrivée massive des réfugiés rwandais et burundais. Le CAB est impliqué dans certains activités d’urgence, notamment l’eau potable dans 15 camps.
-  65 sources aménagées et 3 adductions réalisées pour 45 bornes-fontaines.
-  Installation du moulin pour les femmes de Karhale alors que les activités des femmes connaissent des problèmes de suite de l’instabilité des prix et des effets de la présence des réfugiés.
-  73 pépinières sont installées dans les C.D. (365.180 plants) ; 20.483 mètres de haies anti-érosives ; 2.749 composts et 166 étables de stabulation. Le billonnage est adopté auprès des paysans membres des groupes et CD.
-  1.921 têtes de bovins sont suivis ; des géniteurs améliorés sont mis à la disposition des éleveurs.
-  Début d’un processus d’audit social sur le Comité Anti-Bwaki.

1995 :
-  Les effets de la présence des réfugiés se ressentent au niveau social, économique, politique et sécuritaire.
-  La célébration des 30 ans du CAB stigmatise l’ampleur de la pauvreté et les dégâts causés par l’absence d’une volonté politique favorable au développement à la base.
-  95 sources captées et 5 adductions réalisées avec 49 bornes-fontaines.
-  Les femmes introduisent l’élevage du petit bétail. Elles consolident la gestion des initiatives en cours (moulins, cantines, moutons à laine).
-  232 groupes de contacts dans les C.D. et 39 vulgarisateurs paysans réalisent 92 pépinières de 773.759 plants. 57.596 m de haies anti-érosives, 6.976 fossés de rétention des érosions, 3.435 composts et 75 nouvelles étables.
-  57 couloirs d’aspersions, répartis dans 9 secteurs, rassemblent 838 éleveurs pour 2.953 vaches suivies.

1996 :
-  Evaluation externe du fonctionnement et des activités du CAB. L’évaluation confirme la nécessité d’intégrer les activités d’agriculture avec l’élevage dans un programme agro-pastoral.
-  5 adductions gravitaires, (avec 104 bornes-fontaines) et 30 sources sont réalisées. Début d’un Programme d’appui des communautés à la gestion et maintenance des ouvrages hydrauliques.
-  Les groupements féminins disposent des vulgarisatrices agricoles. Malheureusement, les femmes de Kaniola perdent le marais Cibobo drainé avec l’appui du CAB.
-  Démarrage des activités de tissage de la laine, par les femmes de Cimpunda.
-  186 pépinières sont installés, pour 1.066.804 plants et 5.000 arbres fruitiers.
-  Les C.D. réalisent également 3.415 composts, 330 étables, 59.337 m de haies anti-érosives. Plus de 2.400 ménages pratiquent la culture sur billons.
-  Une épidémie de fièvre aphteuse chez les bovins et ovins, déclarée à la fin de 1995, est maîtrisée ; la campagne de vaccination touche plus de 5.000 têtes.
-  Poursuite de l’introduction et vulgarisation des géniteurs bovins de race améliorée. Le taux de mortalité des veaux est ramené à 4,2 % alors que les naissances augmentent à 33,3 %.
-  Le dernier trimestre de l’année est marqué par la guerre de ’libération’ qui débute au Sud-Kivu, en Octobre 1996.

1997 :
-  Les effets de la guerre dite de ’libération’ se ressentent lourdement au niveau des populations et dans le fonctionnement du CAB (limites budgétaires).
-  119 pépinières dans les CD produisent 558.384 plantules. Les C.D. réalisent 61.236 m de haies anti-érosives, 3.953 fossés, 4.388 composts et 274 étables.
-  Certains éleveurs ont perdu leurs bêtes à cause des saisies et des vols. 478 éleveurs suivis totalisent un cheptel de 2.274 bovins enregistrés dans 56 couloirs d’aspersions.
-  2 adductions d’eau sont réalisées pour 15.778 mètres de conduite et avec 47 bornes-fontaines, 48 sources d’eau potable sont aménagées.
-  L’arrivée de nouvelles autorités au pays et le changement politique qu’elles prônent permettent d’espérer un tournant plutôt positif, vers le développement à la base.

1998 :
-  Année transitoire marquant le début de l’approche d’appui au développement à la base à travers une programmation globale pluri-annuelle (programme triennal).
-  Une nouvelle guerre éclate et perturbe le bon déroulement des activités sur terrain.
-  Une famine sans précédant affecte les villages dans lesquels le nouveau programme doit être exécuté.
-  25 Comités de Développement et groupes sont soutenus dans les divers domaines d ’intervention.
-  5.300 ménages sont touchés par l’action du CAB au cours de cette année.
-  45 sources sont aménagées pour 1339 familles bénéficiaires.
-  2 adductions gravitaires d’eau potable pour 6.210 mètres de conduite avec 29 bornes fontaines. Plus de 13.040 habitants sont bénéficiaires directs de cet ouvrage.
-  101.321 plantules sont produites par les CD et le CAB pour le reboisement des sites et l’intégration dans les champs des cultures vivrières appartenant aux paysans.
-  57 couloirs sont opérationnels pour 478 éleveurs propriétaires ce 2. 284 têtes de bovins. Tous ces éleveurs sont abonnés aux soins vétérinaires. D’autres bêtes non suivies dans les couloirs bénéficient de l’administration des vermifuges qu’ils supportent eux-mêmes.
-  120 géniteurs de race améliorée sont livrés par le CAB aux à des prix préférentiels, calqués sur la valeur de la vache locale sur le marché. Le lot est composé de 20 taureaux et 100 génisses brun suisse, friesland, sahiwall et croisés. 1999 :
-  Première année du programme triennal (1999-31 décembre 2001).
-  19 Comités de développement collaborent avec le CAB dans la réalisation de 5 résultats retenus.
-  6.292 ménages sont directement touchés par les activités totalisant plus de 50.000 personnes, non compris les bénéficiaires des activités d’eau potable.
-  33 pépinières aménagées et 168.627 plants produits.
-  90.531 m de haies vives sont plantées, 2.204 fossés creusés.
-  Production de plans d’arbres fruitiers : 2.785 orangers, 2.417 avocatiers, 1.298 néfliers, 348 anonas. Tous ces arbres sont greffés.
-  472 étables sont aménagées.
-  Organisation de la première journée champêtre marquée par des expositions-ventes de divers produits agricoles et d’élevage, la remise des prix aux meilleurs groupes, agriculteurs, éleveurs et produits exposés, des manifestations culturelles et des discours encourageant prononcés par les chefs et autres autorités locales.
-  1.527 vaches sont suivies dans les couloirs sur les 2.769 têtes enregistrées dans les villages.
-  Prolongement de l’adduction d’eau de Karambi jusqu’à Kahembarhi et Muchira soit 4.596 m de tuyaux posés, un petit réservoir d’une capacité de 3.200m3
-  2 nouvelles adductions sont réalisées (Ibamba et Mugogo) et l’extension de l’adduction de Kajabwe est effective.

2000 :
-  Nouvelle dynamique en collaboration avec les chefs locaux (chefs de groupements, de villages) et différents leaders faiseurs d’opinion.
-  Introduction de l’approche ménage pour renforcer l’approche colline, en renforçant le genre dans les activités de production vivrière,
-  19 structures de base collaborent avec le CAB pour un total de 25.781 ménages.
-  Micro-réalisations féminines et allégement des charges pour la femme(moulin, tontine, petit commerce, tissage de la laine, savonnerie…).

2001 :
-  Nouvelle dynamique avec les associations des jeunes vivant dans les rayons des comités de développement partenaires du CAB dans le but de les faire participer aux activités de développement.
-  Le CAB collabore avec 29 CD/GF pour un total de 35.336 ménages.
-  Malgré l’insécurité, la population continue à prendre ses destinées en mains à travers les activités agropastorales.
-  506.245 plants agroforestiers produits dans les pépinières aménagées par les CD et autres groupes partenaires du CAB.
-  917 nouvelles étables sont construites dans les rayons des CD partenaires.
-  10.318 bêtes vaccinées contre le charbon et autres épidémies.
-  04 nouvelles adductions d’eau potable et un prolongement (adduction 2ème phase Kamalangumba). Longueur : 8.387 m de tuyaux posés.
-  16 nouvelles sources captées et aménagées.

2002 :
-  Démarrage du programme de micro-crédits agricoles destinés aux paysans les plus impliqués dans les thèmes vulgarisés.
-  Les CD amorcent avec une grande ampleur la construction de leurs bureaux.
-  Certains CD sont victimes d’atrocité et autres exactions de la part des bandes armées incontrôlées. C’est les cas de SODEKA/Kaniola, Mamans MWANGAZA/Kaniola, APROCAMWI/Cagala, BWIHANGANE/Burhale, RHUGWASANYE/Burhale.
-  Introduction de la culture de riz et de blé dans les habitudes alimentaires de la population du Bushi par le CAB.

2003 :
-  Le CAB amorce l’accompagnement juridique et la gestion des conflits dans les CD et GF avec l’engagement d’un Avocat conseil.
-  Le bulletin Mudende qui est un cadre offert aux paysans pour publier leurs réalisations fait sa première parution sous la responsabilité morale du CAB.
-  Les comités de contrôle deviennent opérationnels au sein des Comités de Développement et des Groupements Féminins.
-  Deux visites d’échanges ont été organisées en faveur des responsables et quelques Chefs locaux impliqués activement dans les activités de développement au sein des CD/GF qui opèrent dans leurs milieux.
-  Le CAB mène trois enquêtes dont une sur les effets de la guerre, une sur le revenu ménager et une sur la production vivrière dans les villages. Les résultats de ses enquêtes servent de base-lines pour le démarrage d’un nouveau programme quinquennal.
-  Une nouvelle approche basée sur la gestion du terroir est mise en route avec les CD.
-  Plus de 22.000 compostières sont aménagées et 270.223 plants sont produits dans 51 pépinières.
-  Trois journées champêtres sont organisées dans les rayons d’action des CD.
-  Démarrage des activités dans les agglomérations (routes locales, activités artisanales, amélioration de l’habitat, électrification des villages, hygiène et assainissement, activités agropastorales dans les écoles et activités récréatives).

2004 :
-  Le CAB collabore avec une trentaine des comités de développement et groupements féminins qui rassemblent quelques 400.000 habitants dans les territoires de Kabare, de Kalehe et de Walugu, ainsi que dans les bidonvilles de la Ville de Bukavu.
-  Les activités agricoles sont initiées dans les écoles accompagnées par la CAB pour initier les élèves à la pratique agricole.
-  Démarrage du programme de Renforcement du développement rural, avec le cofinancement de la COMMUNAUTE EUROPEENNE et l’appui de MISEREOR/Allemagne, ENTRAIDE ET FRATERNITE/Belgique et VREDESEILANDEN/Belgique. Ce programme est axé sur l’augmentation du revenu des familles, la mise en place des infrastructures de base, l’accompagnement des droits humains dans les villages et le renforcement de 33 Comités de développement et Groupements féminins. Il consiste à la vulgarisation des techniques culturales, à la sensibilisation sur la conservation et la transformation des produits, à la sensibilisation des écoles aux activités de jardins scolaires, à l’appui à l’émergence de 8 agglomérations rurales à travers des actions d’amélioration de l’habitat, de production artisanale, d’activités récréatives, à l’éducation populaire sur les droits, la gestion des conflits et la gouvernance, à l’appui organisationnel des CD et GF ;
-  Le CAB focalise son attention sur la culture de la tomate et celle de l’aubergine pour leur rentabilité économique très élevée dans les milieux du Bushi.
-  140 sources sont aménagées dans les villages et une adduction gravitaire mesurant 10.476 mètres est réalisée dans le groupement de Lurhala à Mugogo.

2005 :
- Organisation des 5è journées champêtres à Murhesa et à Walugu.
- Participation d’une forte délégation d’entraide et Fraternité à la journée champêtre organisée à Murhesa.
- La culture céréalière est déjà en phase de vulgarisation dans les villages.
- Essais sur la production du vin de canne à sucre (taux d’alcool de -,18 %).
- Essais de transformation de la farine du blé en produit de la pâtisserie ont été menés.
- 11.134 vaches suivies, 22.094 chèvres suivies et 5.953 moutons suivis. Ces bêtes se retrouvent entre les mains de 13.284 familles.
- 86 nouvelles sources captées et aménagées en faveur de 3.382 ménages.
- 02 nouvelles adductions d’eau (Bijabwa et Muhambwe) respectivement dans les groupements de Lurhala- Lunga et Izege-Walungu.
- Collaboration avec le PNUD-COMREC et PNUD-MRR pour le prolongement de ces adductions.
- 24 nouvelles maisons construites dans les agglomérations.

2006 :
- Poursuite des activités du programme quinquennal 2004-2007 : 39.215 ménages sont touchés par les activités du CAB dans les différents domaines d’intervention : il agit des ménages d’agriculteurs et éleveurs regroupés dans les CD et GF, des associations des producteurs artisanaux, des femmes et des jeunes dans divers corps de métiers, …
- 21 associations artisanales sont suivies par le CAB ; elles encadrent 314 membres.
- Mise en route du programme de conservation du fourrage par la technique de l’ensilage.
- Le CAB mènes d’intenses activités d’éducation électorale au niveau des villages, au regard de premières élections démocratiques en cours.

2007 :
-  Premiers essais sur l’approche d’amélioration des races bovines par l’insémination artificielle,
-  Le CAB sensibilise les paysans sur la culture de la pomme de terre et de l’aubergine, des produits massivement importés du Rwanda en ville de Bukavu. Ils réalisent des rentrées significatives des fonds grâce à la culture de la tomate et celle de l’aubergine.
-  Organisation des 6è journées champêtres à Kalehe, à Burhale et à Buhanga.
-  Poursuite et achèvement du programme 2004-2007
-  Poursuite des activités de captage des source avec l’aide des bienfaiteurs membres de UNA PROPOSTA DIVERSA/Italie, et du MOVIMENTO PER LA LOTTA CONTRO LA FAME NEL MONDO.
-  Réalisation d’un projet d’appui aux familles vulnérables, en intrants agricoles et crédits petit commerce, en collaboration avec la Fondation CARIPLO, à travers l’organisation MOVIMENTO PER LA LOTTA CONTRO LA FAME NEL MONDO.

2008 :
-  Un e paix relative s’instaure progressivement dans la plupart des villages, mais quelques attaques sont encore enregistrées dans certaines contrées de Kabare (Cirunga, Bugobe) et de Walungu (Kaniola, Nyamarhege, Rubimbi).
-  Démarre du programme de réhabilitation axé sur l’aménagement des marais Burhale/Ibere, Kabufula/Bushumba et Chisheke/Walungu, sur la réhabilitation de la route Bideka-Ikoma-Izege-Chagala et sur l’appui en intrants agricoles (outils et semences) aux familles, y compris l’approche HIMO. Ce programme de 2 ans, impliquant trois autres ONG du Sud-Kivu (CIM-Bushi, UWAKI, UPDI), est appuyé par le Gouvernement Belge par l’entremise de VREDESEILANDEN Belgique.
-  Début du partenariat avec ICCO-Hollande, avec le démarrage du Programme RESKI (Réhabilitons ensemble le Sud-Kivu), portant sur la réhabilitation et l’équipement des infrastructures scolaires (5 écoles primaires) et des formations médicales (7 centres de santé, maternité, postes de santé), l’aménagement de 18 sources d’eau potable, la réalisation de 2 mini-adductions d’eau, la sensibilisation sur le VIH-SIDA. Ce programme est de 2 ans et implique 4 autres ONG locales (ADEPAE, ADI-KIVU, APIDE et CIM-Bushi). Il se réalise, pour le CAB, dans les Chefferies Luhwinja et Burhinyi, en terrroire de Mwenga. 2009 :
-  Démarrage du Programme SAGERNA (Sécurité alimentaires et gestion des ressources naturelles) cofinancé par l’UNION EUROPEENNE, avec l’appui de MISEREOR et ENTRAIDE ET FRATERNITE. Ce programme allant de janvier 2009 à décembre 2011, porte sur la sécurité alimentaire, les infrastructures rurales, les initiatives économiques ainsi que la gestion des ressources naturelles. Il se mène dans les territoires de Kabare, de Kalehe, et de Walungu, ainsi que dans la périphérie de la ville de Bukavu. Parmi les nouveautés de ce programme, c’est l’introduction, par le CAB, du volet de commercialisation des produits agricoles réalisés par les paysans en vue de leur faire accéder à plus de revenu, à travers la mise en place des filières de production et des réseaux de coopératives agricoles autour des centres locaux de collectes des produits et du centre de transformation et de vente mis en place. C’est aussi toute la sensibilisation sur les changements climatiques et l’environnement, ainsi que l’accompagnement des alternatives d’accès au crédit par les paysans à travers des initiatives internes dans les groupes et la collaboration avec les institutions locales de micro-finances
-  Poursuite des activités de réhabilitation des infrastructures sociales ainsi que les activités de sensibilisation sur les IST/VIH-SIDA, dans les villages de Burhinyi et Luhwinja, en partenariat avec ICCO dans le cadre du Programme RESXKI.
-  Poursuite des activités de captage et d’aménagement des sources d’eau potable avec l’aide de l’UPD/Italie.
-  Avec le PNUD, introduction des bovins de race auprès de 80 familles vulnérables dans les Groupements Mushinga et Mulamba, en Territoire de Walungu ;
-  En collaboration avec INCONTRO FRA I POPOLI, mise en œuvre d’actions, dans le cadre d’un projet en faveur des enfants défavorisés, sur la base des enquêtes réalisées par le CAB en 2004. Ce projet (2009-2011) est réalisé en synergie avec l’association PEDER de Bukavu ; il consiste, pour le CAB, à la remise à l’école ou dans le métier des enfants marginalisés dans les villages de son rayon d’action, proches de la ville de Bukavu, la construction d’une salle polyvalente en ville et l’appui des familles pour la prise à charge des enfants réinsérés dans les écoles.
-  Organisation des 7è Journées champêtres à Mugogo : les 36 CD et GF se rencontrent ensemble, sur un seul site, dans des manifestations durant deux jours. Les Journées champêtres connaissent un réel succès avec la participation d’autres opérateurs ONG et entreprises, la présence de nombreuses autorités locales et provinciales ainsi que des visiteurs venant de l’étranger.

2010 : En 2010, le CAB se propose de poursuivre les actions entamées en 2009, notamment :
-  Le Programme SAGERNA, un vaste et varié qui témoigne des capacités et de l’expertise du CAB en matière d’infrastructures de base, de renforcement de la production et de la sécurité alimentaire, d’appui aux initiatives génératrices de revenu et de protection de l’environnement ;
-  La finalisation du Programme RESKI, avec l’accompagnement des comités des parents, des comités de santé et des fontainiers formés chargés d’assurer la maintenance des ouvrages d’eau installés ;
-  La collaboration avec l’UNICEF dans le cadre du programme Villages assainis, à travers les Zones de santé ;
-  L’encadrement des mutuelles des éleveurs bovins en collaboration avec la FAO,
-  La réalisation d’un programme d’énergie durable, axé sur la production des bois de chauffe, à partir du reboisement de 3000 hectares, dans le cadre d’un nouveau projet mis en œuvre en collaboration avec VREDESEILANDEN et IFDC ;
-  La poursuite des activités de soutien aux initiatives relatives aux enfants en situation difficile amorcées au cours de l’année 2009 ;
-  La continuation des autres engagements en faveur des populations dans les villages, conformément au plan d’action de l’année 2010.

- Poursuite des activités du Projet SAGERNA , sous l’accompagnement de Misereor et Entraide et Fraternité, avec le suivi de la Délégation de l’Union Européenne : 53.842 ménages sont touchés dans les 24 Comités de développement, 14 Groupements féminins et 22 associations d’artisans, à travers 331 villages. Pendant l’année, 57,8 % des ménages suivis adoptent les techniques agropastorales durables vulgarisées, 1.469.900 plants de reboisement sont produits et mis en terre dans les villages. Dans le cadre de ce projet, le CAB accompagne la création de 8 coopératives agricoles paysannes, de 16 mutuelles des éleveurs, de 22 unités de production artisanales et de 95 mutuelles de solidarité. Avec le projet, le CAB entreprend des essais sur l’insémination artificielle des bovins et sur l’énergie à biogaz.
- Des réalisations dans les domaines de l’eau potable, de la construction et réhabilitation des écoles et centres de santé, de la pratique du jardin scolaire, de l’hygiène, assainissement et reboisement, confirment l’expertise du CAB en matière d’infrastructures de base, de renforcement de la production et de la sécurité alimentaire, d’appui aux initiatives génératrices de revenu et de protection de l’environnement. ;
- Le CAB achève les travaux contractés avec ICCO/Hollande, dans le cadre du Programme RESKI, portant sur l’accompagnement des comités des parents, des comités de santé et des fontainiers formés chargés d’assurer la maintenance des ouvrages d’eau, des écoles et centres de santé/maternités réhabilités entre novembre 2008 et novembre 2010.
- Les travaux d’aménagement du marais Cisheke, avec captage et canalisation de l’eau vers les casires rizicoles, ensemencement et organisations des exploitants, sur financement du FCP (Fonds de Consolidation de la Paix/Coopération allemande), ainsi que dans d’autres bas-fonds (Bushumba, Burhale et Cirunga) se poursuivent.

- En 2010, le CAB est en partenariat avec l’UNICEF dans des activités d’assainissement dans les villages, en collaboration avec les Zones de santé. Des ouvrages d’eau potable et des latrines améliorées sont réalisées à Nyangezi, à Kaziba, à Mubumbano, à Walungu et à Burhale. Au cours de la même année, le CAB est engagé dans un vaste programme d’énergie durable, axé sur la production des bois de chauffe, à partir du reboisement de 3.000 hectares, dans le cadre d’un projet mis en œuvre avec VECO RD Congo et IFDC.

2011 :

- Les activités de l’année 2011 sont focalisées sur l’achèvement du projet SAGERNA, avec les formations et l’accompagnement technique des dirigeants et gestionnaires des structures de base mises en place, le réajustement des activités du CTV (Centre de transformation et vente des produits agricoles), l’appui à la création et au fonctionnement du RECOOPA (réseau des coopératives agricoles), les ouvrages d’eau potable, assainissement et les activités de protection de l’environnement, l’accompagnement des micro-réalisations économiques et de production artisanale et la collaboration avec les institutions locales de micro-finances pour l’accès des paysans aux crédits.
- Pendant l’année, les réalisations sont importantes dans tous les domaines telles qu’elles ressortent des ateliers d’auto-évaluation participative organisés à Kabare, à Kalehe et à Walungu, des évaluations externes et des missions de monitoring externes.
- Des Journées Champêtres sont organisées à Mugogo, réunissant tous les partenaires à la base et d’autres acteurs du développement local, y compris les autorités locales et provinciales. Au cours de ces journées, les paysans ont l’occasion d’exposer leurs meilleures productions, d’échanger sur des thèmes et des expériences variés, dans une ambiance et une volonté de sortir de l’insuffisance alimentaire.
- Au cours de l’année, le CAB réalise, avec l’appui des experts extérieurs, des études sur le revenu dans les ménages suivis, sur l’impact des activités de SAGERNA et sur le plan d’affaires du CTV. Ces études constituent des repères, non seulement par rapport aux résultats atteints, mais aussi en tant que base dans les planifications à venir.
- A la fin de l’année, la Division Provinciale du Développement Rural accorde au CAB un Brevet de Mérite, en tant que meilleure ONG pour l’année 2011 et durant la décennie 2000-2010.

2012 :

- L’année 2012 est consacrée à la consolidation des activités et des acquis du SAGERNA, à travers l’accompagnement des structures de deuxième génération mises en place en 2009-2011 (filières de production, banques des semences, mutuelles des éleveurs, pharmacies vétérinaires paysannes, coopératives agricoles, unités de production, mutuelles de solidarité, brigades d’hygiène et environnement,…). Elle est également mise à profit pour finaliser les activités du projet Marais Cisheke, mais aussi le programme de reboisement/énergie durable.
- Etant à la fin de projet , le CAB est ouvert à toute collaboration et partenariat visant la sécurité alimentaire, les infrastructures rurales et la micro-entreprise rurale.


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