Eléments historiques

Les années 1960-1970, au Kivu, ont été marquées par des troubles d’après-indépendance (rébellion muleliste, déplacement des populations, pillages et destruction des infrastructures,…) qui ont amplifié une situation sanitaire déjà alarmante et des pénuries des vivres en ville et dans les villages.

Diagnostiqué à partir des années 1958-59, le Kwashiorkor - appelé ici bwaki, dans la langue locale (le mashi) - s’est vite répandu en ville de Bukavu et dans les territoires environnants, frappant principalement les enfants et les femmes enceintes ou allaitant, avec de nombreuses pertes en vies humaines. En effet, selon une étude du CEMUBAC, plus de 70 % d’enfants de 1 à 15 ans présentaient des signes de kwashiorkor et de malnutrition autour des années 1970, dans la région du Bushi.

Des personnalités d’horizons divers (services publics, œuvres sociales, confessions religieuses, hôpitaux, quelques organismes internationaux), soucieuses du bien-être de la population, se sont alors mobilisées au début de l’année 1965, contre cette maladie qui se présentait alors comme une véritable calamité. Elles ont créé, le 14 février 1965, l’Œuvre pour la lutte contre le Kwashiorkor au Kivu, en abrégé, COMITE ANTI-BWAKI.

Le Comité Anti-Bwaki était entendu comme le cadre de sensibilisation et de mobilisation de l’opinion nationale et internationale pour venir en aide à des milliers d’enfants atteints de kwashiorkor, et comme l’outil de canalisation et de distribution des aides d’urgence, d’actions bénévoles et généreuses contre la malnutrition, en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population. La mission lui assignée est ainsi de « lutter contre le Kwashiorkor et la malnutrition et de promouvoir toute action en faveur de l’enfance défavorisée, pauvre et démunie ».

Depuis lors, le Comité Anti-Bwaki (CAB) a évolué, tout en restant circonscrite dans sa mission de départ. Cette évolution a été dictée par les changements contextuels, mais surtout l’évolution des besoins, des causes et des réalités autour du phénomène de la malnutrition. L’organisation est passée par plusieurs étapes et à travers de nombreux défis. L’enthousiasme et les efforts des années 1965-1966 ont été interrompus par la guerre des mercenaires des années 1967-1968. Après la guerre, les quelques interventions humanitaires d’urgence ont été remplacées par des actions locales durables : des campagnes d’éducation sanitaire et nutritionnelle des populations, la formation des animateurs ruraux, la mise en place des services et infrastructures socio-sanitaires…

Le Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu d’altitude, à la fin de 1979, a dégagé les grandes lignes d’une nouvelle politique d’interventions sur le terrain, dans le cadre du développement à la base. Créé comme un forum de sensibilisation, de mobilisation des volontés et actions au niveau local, national et international en vue de faire face à la malnutrition et aux carences en vivres et médicaments essentiels, le Comité Anti-Bwaki est aujourd’hui une organisation de développement à la base, une Association sans but lucratif dotée de la personnalité civile, mettant en œuvre d’importants programmes de développement rural, de sécurité alimentaire, de protection de l’environnement et d’éducation des populations.

Le CAB intervient aujourd’hui, aux côtés des autres intervenants en développement durable (Etat, Eglises, ONG locales), en apportant sa part aux efforts de tous contre la pauvreté.

Le Comité Anti-Bwaki en 8 points

1. Naissance du Comité Anti-Bwaki 14 Février 1965 : première réunion et création du Comité Anti-Bwaki, à Bukavu. Des délégués des services publics, d’institutions traditionnelles et coutumières, d’institutions et œuvres sociales, des formations médicales, des confessions religieuses,… participent à cette première réunion.

2. Siège social

Le Comité Anti-Bwaki a son siège social à Bukavu, Province du Sud-Kivu, République Démocratique du Congo.

Adresse : n° 8, Avenue de la Cathédrale, Commune d’Ibanda, Ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu B.P. 105 Bukavu Téléphone : + 243 (0) 85 351 19 64

+243 (0) 994 364 448

Email : cab_asbl@yahoo.fr

Site web : www.asbl-cab.org

Personnes de contact :
- Abraham Kasaza Kaboyi : Président du Conseil d’Administration Tél : +243 99 492 78 45
- Père Franco Bordignon : Membre du Conseil d’Administration tél. : +243 99 866 82 50
- Patient Bagenda Balagizi : Secrétaire Général tél. : +243 99 436 44 48

3. Instruments juridiques

Les autorisations et reconnaissance légale du CAB sont établies par les textes et actes juridiques suivants :

a) L’Arrêté n° 92/36/9/N.08.51/PROGOU/65 du 12 Avril 1965, signé par le Gouverneur de Province du Kivu ; b) L’Arrêté n° 128/15/CAB/PROGOU/66, du 26 décembre 1966, signé par le Gouverneur de Province du Kivu, amplifiant la lettre n° 00441/CAB/TR/AS du 5 Nov. 1966, du Ministre des Affaires Sociales et du Travail du Kivu, à Bukavu. c) L’Arrêté n° DAS/CAB/CE/13/88 du 3 septembre 1988, signé par le Commissaire d’Etat aux Affaires Sociales, portant agréation du Comité Anti-Bwaki en tant qu’association sans but lucratif ; d) L’Ordonnance-loi n° 88-160, du 29 septembre 1988, signée par le Président de la République, accordant la personnalité civile au Comité Anti-Bwaki, et publiée au Journal Officiel n° 01 du 01 janvier 1989.

4. Mission du CAB

Le Comité Anti-Bwaki est une organisation non confessionnelle et pluraliste. Sa mission, telle que reprise dans les textes juridiques, c’est de "contribuer à la lutte contre le kwashiorkor, sa prévention, et de participer à toute action en faveur de l’enfance". Cette mission a évolué, en s’adaptant au contexte soco-économique dans lequel évolue l’enfance.

En tant qu’organisation locale de développement à la base, le Comité Anti-Bwaki vise l’amélioration des conditions de vie des populations dans les villages par : a). Le soutien à la production agropastorale et la promotion de la sécurité alimentaire, b). La mise en place des infrastructures de base dans les villages (eau potable, amélioration de l’habitat, électrification villageoise, routes locales,…) dans les agglomérations rurales ; c). L’accroissement du revenu des ménages, par l’appui aux initiatives génératrices de revenu et par la promotion de l’entreprenariat local et la création de l’emploi dans les villages, d). La formation générale et technique en faveur des leaders paysans, les dirigeants des organisations villageoises et les chefs locaux ; e). L’éducation à l’environnement, à l’hygiène et à la salubrité publique.

Le rayon d’action du CAB est principalement la région montagneuse du Sud-Kivu, avec les Territoires de Kabare, Walungu, Kalehe, Idjwi, Mwenga ainsi que la Ville de Bukavu. Cette région est parmi les plus densément peuplées du Congo, avec plus de 3.000.000 d’habitants, et des densités rurales dépassant les 350 habitants au km².

5. L’ACTION DU CAB

Cinq domaines constituent les priorités d’intervention du CAB :

L’animation au développement

L’animation au développement constitue le fondement de l’action du CAB. Elle passe par l’appui à l’organisation et à la consolidation des structures et initiatives de développement à la base, la formation des animateurs locaux, la conscientisation aux valeurs citoyenne et à la responsabilité civique,…

Le CAB collabore avec plus de 120 groupes de base (Comités de développement, Comités de santé, Syndicats d’initiatives, associations d’agriculteurs, groupements d’éleveurs, groupements féminins, associations des producteurs, …) opérant dans les Territoires de Kabare, de Kalehe, de Mwenga et de Walungu, ainsi que dans les bidonvilles de la Ville de Bukavu. Ces groupes sont constitués par plus de 50.000 ménages qui constituent la cible des activités appuyées par le CAB.

Chaque année, le CAB organise des formations à l’intention des responsables des groupes, des leaders paysans et des chefs locaux, dans divers thèmes techniques (techniques agropastorales, environnement et ressources naturelles, aménagement des sources et maintenance des ouvrages d’eau, production des plants de reboisement, transformation des produits, aménagement et gestion du terroir, organisation et gestion coopérative, …) et généraux (conduite et gestion des groupes, gestion des ressources, droits des producteurs, autopromotion, genre, responsabilités des chefs locaux, …).

Les infrastructures de base

Les infrastructures rurales constituent une des grandes priorités de l’action du CAB. Il s’agit principalement des ouvrages d’eau potable, de l’habitat, de l’énergie, des routes locales, des infrastructures socio-sanitaires et socio-économiques,…

Débuté en 1980, à la suite des épidémies de choléra et de dysenterie bacillaire qui ont sévi dans les milieux du Bushi, le programme d’hydraulique rurale vise l’approvisionnement des villages en eau potable, par le captage des sources et la réalisation des adductions gravitaires. Les buts visés sont la réduction des maladies dues à l’eau sale, la diminution des corvées d’eau pour la femme et les enfants, l’assainissement des lieux de puisage et l’amélioration des conditions d’hygiène dans les villages. Au 31 décembre 2009, le CAB a aménagé plus de 3.500 sources d’eau ; il réalisé 120 adductions gravitaires, avec plus de 1.200 bornes-fontaines publiques à partir des réservoirs de stockage de 5 à 60 mètres-cube ; permettant ainsi à plus de 900.000 personnes d’accéder à l’eau potable dans les villages et en périphérie de la ville de Bukavu.

Au niveau de l’habitat, le CAB accompagne les CAH (Commissions d’amélioration de l’habitat) mises en place dans les Comités de développement, par la mise à disposition d’un fonds rotatif constitué des tôles et par la formation sur la gestion des opérations d’affectation et de restitution des tôles. Les tôles sont prêtées à tour de rôle à des familles qui décident d’améliorer la maison. A la fin de l’année 2009, sept agglomérations gèrent un capital de 5.000 tôles ; près de 600 maisons ont été construites en briques, au cours de trois dernières années, dans les villages, grâce à l’approche de crédit « tôles ». Le CAB appuie également les Comités de développement et Groupements féminins dans la construction des locaux pour leurs activités (bureaux et salles de réunions).

Le CAB soutient les efforts de réhabilitation des routes de desserte agricole et d’ouverture de nouveaux tronçons routiers menés par les communautés, avec l’appui des chefs locaux. Ce sont près de 720 km de routes rurales qui ont été réhabilités ou ouverts au cours de trois dernières années dans les villages de Kabare, Kalehe et Walungu.

On ne pourra promouvoir le développement à la base, et la vie dans les villages, sans énergie. L’énergie est un besoin primordial aussi bien en ce qui concerne l’éclairage, mais aussi pour les possibilités d’emplois. C’est dans ce cadre que le CAB milite pour l’électrification des villages et œuvre à la promotion de nouvelles alternatives d’énergie à la base. Des initiatives sur les micro-centrales électriques et sur digesteurs à biogaz sont accompagnées par le CAB au niveau des ménages et dans les villages.

Depuis les cinq dernières années, le CAB intervient dans la réhabilitation et la construction des bâtiments et locaux des écoles et des formations médicales, y compris leur équipement en matériel et mobilier dans le cadre des programmes spécifiques. Des projets de réhabilitation et constructions ont été réalisés à Nyantende (3 écoles), Nyangezi (1 école), Kamisimbi (1 centre de santé), Katana (2 écoles), Bukavu (7 écoles), à Luhwinja (2 écoles et 4 centres de santé-maternité) et à Burhinyi (3 écoles et 2 centres de santé-maternité).

La production agropastorale et la sécurité alimentaire

Le "Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu d’altitude" organisé par le CAB, en Novembre 1979 avait recommandé stigmatisé les causes de la malnutrition qui sévit dans la région, à savoir : la baisse continuelle de la production vivrière consécutive à la surexploitation des sols, aux érosions, à la surpopulation inquiétante, à l’absence des services d’encadrement des paysans. Il avait recommandé des actions spécifiques.

Le CAB appuie, depuis 1987, un vaste programme agricole axé sur le reboisement et la vulgarisation (agro-foresterie, lutte anti-érosive, semences améliorées, fertilisations des sols, intégration agriculture-élevage).

Chaque année, les Comités de développement appuyés produisent entre 800.000 et 1.000.000 plants de reboisement. Ils réalisent des haies anti-érosives et pratiquent des techniques culturales en vulgarisation.

Un programme d’appui aux éleveurs de gros bétail, initié depuis l’année 1987 sur les hauteurs du Mulume Munene et dans les villages, vise à accroître la production des protéines animales et le relèvement du revenu des éleveurs. Il porte sur l’organisation des éleveurs et la formation (organisation des groupements, formation sur les techniques d’élevage amélioré), les soins vétérinaires (lutte endo et ecto-parasitaire, campagnes de vaccinations) et la production animale (amélioration des pâturages, culture fourragère, élevage en stabulation, vulgarisation des géniteurs performants et améliorés, insémination artificielle, collecte et traitement du lait).

Une moyenne de 4.000 à 5.000 têtes de bovins sont suivis par le CAB, au Mulume Munene et dans les milieux d’élevage en Territoires de Kabare et Walungu.

L’accroissement du revenu des ménages,

Le CAB œuvre pour la promotion féminine et l’accroissement du revenu familial. Il appui les initiatives d’allègement des charges de la femme et au niveau de la famille (introduction des alternatives de transport des charges, de transformation des produits), l’entreprenariat au niveau des femmes, de ménages et des jeunes (appui aux initiatives génératrices de revenu, le petit commerce, la production artisanale, accès au crédit pour la production et la création d’emploi,…).

Il organise également la formation la formation technique et sociale en faveur des femmes, des jeunes, dans l’approche due genre et l’accès des femmes et des jeunes au moyens économiques.

L’éducation à l’environnement,

Le Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu Montagneux, organisé par le CAB (1979), avait noté que la malnutrition et la baisse de la production vivrière s’expliquaient aussi par les perturbations consécutives à la destruction de l’environnement. Ce Symposium avait stigmatisé le niveau avancé de déboisement, des érosions et leurs conséquences (changements climatiques, infertilité des sols, baisses continuelles des rendements,…). Il avait recommandé la mise en œuvre de vastes programmes de protection de l’environnement axés sur le reboisement et la reforestation, la lutte anti-érosive dans les champs et la protection des sols, l’éducation des populations aux meilleures pratiques agricoles et à l’hygiène,…

Depuis 1987, le CAB mène des actions de lutte anti-érosive, de reboisement et d’agroforesterie dans les villages, en collaboration avec les comités de développement et les chefs locaux. Chaque année, ce sont environs 100 pépinières qui sont aménagées par les associations villageoises, pour 750.000 à 1.000.000 plants de reboisement/agrofesterie. Les arbres sont repiqués en terrains individuels, sur des sites communautaires, autour des infrastructures sociales et des habitations, ainsi que dans les champs vivriers.

Le CAB mène également des campagnes d’éducation sur l’hygiène et la salubrité publique au niveau des villages. Il accompagne la mise en place et l’action des Brigades d’eau, hygiène et environnement dans les Groupements, ainsi que les efforts d’adoption des latrines adéquates, des fosses à ordures, de fertilisation organique, des foyers économiques, et de gestion rationnelle des bas-fonds, des rivières et sources, de lutte contre les produits polluants et/ou non biodégradables, …

7. Le CAB, en bref

1965 :
-  Création du CAB.
-  Reconnaissance juridique.
-  Sensibilisation de l’opinion publique sur le fléau du bwaki.
-  Distribution des vivres et médicaments.

1966 :
-  Adoption d’un plan à 4 phases : phase médico-sanitaire, phase de vulgarisation des solutions locales contre la malnutrition à moyen terme, et phase de sensibilisation sur le développement à long terme.
-  Sensibilisation sur le bwaki : montage d’une exposition sur la nutrition et réalisation d’un film sur le bwaki.
-  Constitution Commissions techniques.

1967 :
-  Démarrage du programme à long terme.
-  Invasion de la province par les mercenaires : tous les efforts antérieurs sont anéantis.

1968 :
-  Reprise des activités : nouvelle action d’urgence (distribution des vivres et médicaments).

1969 :
-  Réduction des apports extérieurs en vivres.
-  Mise sur pied du programme "Soja".
-  Intensification de l’éducation sanitaire et nutritionnelle.

1970 :
-  Introduction et vulgarisation du Soja.
-  Elaboration des fiches de consultations des enfants.

1971 :
-  Publication de la brochure "La malnutrition au Bushi, un problème économique et médico-social"
-  Intensification des essais sur le soja.

1972 :
-  Organisation des consultations pre-scolaires.
-  Début d’équipement des Centres de Santé.

1973 :
-  Premières intuitions de la désertification du Kivu.

1974 :
-  Animation sur la production des protéines locales (pisciculture, pêche, maïs, sorgho).

1975 :
-  Publication du livre "Namna ya kuwalisha watoto wadogo"

1976 :
-  Début de transformation du soja et consommation dans les ménages.
-  Premières idées d’un projet de ’biscuiterie’ à base du soja, par le CASR, (actuellement Centre Olame).

1977 :
-  Dépistage de plusieurs cas de bwaki dans les milieux urbains et suburbains de Bukavu : Cimpunda, Ciriri, Chahi, Igoke.
-  Premiers tentatives d’encadredment des femmes à la lutte anti-érosive.

1978 :
-  Présentation, à Bukavu, de l’étude du Cemubac/Lwiro sur la ’désertification du Kivu Montagneux’.
-  Participation du CAB aux Journées de l’enfant à Bruxelles. Le CAB représente la délégation africaine.
-  Epidémie de choléra au Kivu : le CAB est sollicité pour aider le ’Comité de surveillance’

1979 :
-  Nouvelles distributions de lait et vivres. Plus de 150.000 enfants bwaki, au Sud-Kivu, sont touchés.
-  Organisation du ’Symposium sur l’avenir de l’enfant du Kivu montagneux’.

1980 :
-  Organisation, au sein du CAB, d’une ’Commission Eau potable’ et mise sur pied du programme d’hydraulique rurale dans le cadre de la Décennie de l’eau potable, avec le concours de l’Unicef.
-  Attribution du CAB du Prix Maurice PATE, par l’UNICEF.

1981 :
-  Démarrage effectif du programme d’hydraulique rurale.
-  Essais des recettes d’aliments de sevrage, et vulgarisation du Ma.so.so (mélange de maïs, sorgho, soja).
-  Visite du CAB par le Directeur Général Adjoint de l’Unicef.
-  Premières idées d’un projet d’élevage : création d’une ’Commission Elevage’.

1982 :
-  Démarches pour l’obtention d’un terrain pour la promotion de l’élevage.

1983 :
-  Attribution au CAB, par le Gouverneur de Province, de la concession de Mulume Munene.
-  Réflexions sur les érosions et la lutte anti-érosive : constitution d’une ’Commission Erosions’.

1984 :
-  Augmentation, avec l’appui de l’Unicef, des unités de transformation du soja (Katana, Lemera, Kaziba, Walungu, Cimpunda).
-  Démarrage de la biscuiterie, par le Centre Olame.
-  Une enquête du Cemubac dégage une progression de la malnutrition à une sous-nutrition progressive et généralisée : 70 % des enfants présentent des signes de malnutrition, dont environ 33 % sous-courbe.
-  Sécheresse prolongée au Kivu. Elle amène le CAB à réfléchir sur l’arbre.

1985 :
-  Participation à la Table Ronde socio-économique du Kivu.
-  La proposition du CAB d’une ’Journée régionale de l’Arbre’ est adoptée. Elle est fixée au 08 octobre de chaque année.

1986 :
-  Début de restructuration complète du CAB. Il faux mieux s’organiser afin de faire face aux nouveaux défis. Le CAB doit être opérationnel pour mieux gérer les initiatives en cours et faire face aux attentes du Symposium de 1979.
-  Mise en place du siège social, et démarches en vue de l’obtention de la personnalité civile.

1987 :
-  Un premier bilan du programme d’hydraulique rurale fait état de 620 sources captées et 24 adductions gravitaires (51.600 mètres) pour 410.000 habitants desservis.
-  Démarrage du projet de reboisement et lutte anti-érosive.
-  Démarrage du projet d’appui aux éleveurs de gros bétail.

1988 :
-  Implication et pilotage des échanges pour la création d’une Radio Rurale et du CRONGD.
-  Poursuite de la restructuration et contacts de collaboration et échanges.
-  Démarrage des activités d’éducation et formation civique : droits et devoirs des citoyens, procédures judiciaires.
-  3 adductions d’eau réalisées et 41 sources captées et aménagées ; 52 pépinières de reboisement pour 1 million des plants.
-  Un premier noyau de 38 éleveurs paysans, pour 66 vaches, constitue le point de départ des activités d’appui aux éleveurs.
-  Obtention, par le CAB, de la Personnalité civile par l’Ordonnance-loi n° 88/160, du 29 septembre 1988, du Président de la République.

1989 :
-  10 sources et 3 adductions d’eau réalisées ; 146 bovins sont inscrits aux activités de soins vétérinaires ; 34 Comités de développement réalisent 64 pépinières et produisent 1.190.711 plants de reboisement.
-  Organisation de la ’Journée de l’Arbre’.
-  Démarrage du programme de promotion de la femme : trois groupements féminins sont opérationnels.

1990 :
-  L’éducation civique est une priorité, eu égard aux abus et ponctions dont sont victimes les paysans. Elle est désormais un volet important des activités d’animation dans les villages.
-  Tournées d’évaluations et échanges dans les villages, à l’occasion de la commémoration des 25 ans du CAB.
-  15 sources aménagées et 4 adductions réalisées pour 46 bornes-fontaines desservant 52.302 habitants ; 66 nouvelles pépinières pour 1.875.300 plantules ; 279 vaches sont abonnées aux soins vétérinaires ; les éleveurs s’organisent en pré-coopérative.
-  Introduction de 44 ânes dans les groupements féminins, pour le portage des charges.

1991 :
-  125 sources d’eau potable sont aménagées ; 5 adductions sont réalisées, pour 14.218 mètres de longueur et 32 bornes-fontaines (23.782 habitants) ; 32 pépinières sont installées faisant 1.203.852 plantules ; 37.000 mètres de haies anti-érosives sont installées dans les villages (66,1 % des arbres plantés ont survécu en 1990 contre 83,7 % en 1989) ; 2.216 vaches sont inscrites aux soins vétérinaires, appartenant à 476 éleveurs autour de 54 couloirs d’aspersion.
-  Les groupements féminins maîtrisent l’élevage et l’exploitation des ânes. Ceux-ci sont désormais employés pour tous les fardeaux (bois, eau, récoltes, matériaux divers) que la femme supportait sur son dos. Les femmes lancent également des initiatives, comme le drainage des marais, les cantines et l’amélioration des techniques culturales.
-  Participation d’un délégué du CAB à la Conférence Nationale Souveraine. Le CAB appuie les activités de la Société Civile.

1992 :
-  169 sources d’eau aménagées, et 11.126 m d’adductions gravitaires pour 22 bornes-fontaines en faveur de 34.246 habitants.
-  5 secteurs d’éleveurs sont opérationnels, pour 50 couloirs et 1.595 bovins touchés par les activités de santé et production animale.
-  Démarrage des activités de vulgarisation agricole : 13 Comités de développement partenaires, avec 122 groupes de contact, réalisent 234.439 plants, 19.360 m de haies vives, 805 composts et 18 étables de stabulation.
-  Les formations sont renforcées au niveau des femmes. L’expérience sur les ânes intéresse beaucoup de partenaires.

1993 :
-  La réforme monétaire porte un coup dur aux activités économiques entreprises par les femmes.
-  Introduction des moutons à laine auprès des femmes et réflexion sur le tissage de la laine.
-  Installation de deux moulins en faveur des femmes de Nyantende et Kaniola.
-  Animation sur le projet de société adoptée par la C.N.S.
-  161 sources aménagées et 21.264 m d’adductions gravitaires, totalisant 49 bornes-fontaines publiques. En 13 ans, le CAB aura aménagé, avec les CD, 1.338 sources et 54 adductions d’eau potable.
-  59 pépinières sont installées, avec 482.027 plantules. Les CD ont réalisé 17.070 m de haies vives, 4.192 m de fossés anti-érosifs, 1.453 composts.
-  Le nombre des bêtes abonnées aux soins vétérinaires passe de plus de 1.200 à 2.000 têtes.

1994 :
-  L’année est marquée par l’arrivée massive des réfugiés rwandais et burundais. Le CAB est impliqué dans certains activités d’urgence, notamment l’eau potable dans 15 camps.
-  65 sources aménagées et 3 adductions réalisées pour 45 bornes-fontaines.
-  Installation du moulin pour les femmes de Karhale alors que les activités des femmes connaissent des problèmes de suite de l’instabilité des prix et des effets de la présence des réfugiés.
-  73 pépinières sont installées dans les C.D. (365.180 plants) ; 20.483 mètres de haies anti-érosives ; 2.749 composts et 166 étables de stabulation. Le billonnage est adopté auprès des paysans membres des groupes et CD.
-  1.921 têtes de bovins sont suivis ; des géniteurs améliorés sont mis à la disposition des éleveurs.
-  Début d’un processus d’audit social sur le Comité Anti-Bwaki.

1995 :
-  Les effets de la présence des réfugiés se ressentent au niveau social, économique, politique et sécuritaire.
-  La célébration des 30 ans du CAB stigmatise l’ampleur de la pauvreté et les dégâts causés par l’absence d’une volonté politique favorable au développement à la base.
-  95 sources captées et 5 adductions réalisées avec 49 bornes-fontaines.
-  Les femmes introduisent l’élevage du petit bétail. Elles consolident la gestion des initiatives en cours (moulins, cantines, moutons à laine).
-  232 groupes de contacts dans les C.D. et 39 vulgarisateurs paysans réalisent 92 pépinières de 773.759 plants. 57.596 m de haies anti-érosives, 6.976 fossés de rétention des érosions, 3.435 composts et 75 nouvelles étables.
-  57 couloirs d’aspersions, répartis dans 9 secteurs, rassemblent 838 éleveurs pour 2.953 vaches suivies.

1996 :
-  Evaluation externe du fonctionnement et des activités du CAB. L’évaluation confirme la nécessité d’intégrer les activités d’agriculture avec l’élevage dans un programme agro-pastoral.
-  5 adductions gravitaires, (avec 104 bornes-fontaines) et 30 sources sont réalisées. Début d’un Programme d’appui des communautés à la gestion et maintenance des ouvrages hydrauliques.
-  Les groupements féminins disposent des vulgarisatrices agricoles. Malheureusement, les femmes de Kaniola perdent le marais Cibobo drainé avec l’appui du CAB.
-  Démarrage des activités de tissage de la laine, par les femmes de Cimpunda.
-  186 pépinières sont installés, pour 1.066.804 plants et 5.000 arbres fruitiers.
-  Les C.D. réalisent également 3.415 composts, 330 étables, 59.337 m de haies anti-érosives. Plus de 2.400 ménages pratiquent la culture sur billons.
-  Une épidémie de fièvre aphteuse chez les bovins et ovins, déclarée à la fin de 1995, est maîtrisée ; la campagne de vaccination touche plus de 5.000 têtes.
-  Poursuite de l’introduction et vulgarisation des géniteurs bovins de race améliorée. Le taux de mortalité des veaux est ramené à 4,2 % alors que les naissances augmentent à 33,3 %.
-  Le dernier trimestre de l’année est marqué par la guerre de ’libération’ qui débute au Sud-Kivu, en Octobre 1996.

1997 :
-  Les effets de la guerre dite de ’libération’ se ressentent lourdement au niveau des populations et dans le fonctionnement du CAB (limites budgétaires).
-  119 pépinières dans les CD produisent 558.384 plantules. Les C.D. réalisent 61.236 m de haies anti-érosives, 3.953 fossés, 4.388 composts et 274 étables.
-  Certains éleveurs ont perdu leurs bêtes à cause des saisies et des vols. 478 éleveurs suivis totalisent un cheptel de 2.274 bovins enregistrés dans 56 couloirs d’aspersions.
-  2 adductions d’eau sont réalisées pour 15.778 mètres de conduite et avec 47 bornes-fontaines, 48 sources d’eau potable sont aménagées.
-  L’arrivée de nouvelles autorités au pays et le changement politique qu’elles prônent permettent d’espérer un tournant plutôt positif, vers le développement à la base.

1998 :
-  Année transitoire marquant le début de l’approche d’appui au développement à la base à travers une programmation globale pluri-annuelle (programme triennal).
-  Une nouvelle guerre éclate et perturbe le bon déroulement des activités sur terrain.
-  Une famine sans précédant affecte les villages dans lesquels le nouveau programme doit être exécuté.
-  25 Comités de Développement et groupes sont soutenus dans les divers domaines d ’intervention.
-  5.300 ménages sont touchés par l’action du CAB au cours de cette année.
-  45 sources sont aménagées pour 1339 familles bénéficiaires.
-  2 adductions gravitaires d’eau potable pour 6.210 mètres de conduite avec 29 bornes fontaines. Plus de 13.040 habitants sont bénéficiaires directs de cet ouvrage.
-  101.321 plantules sont produites par les CD et le CAB pour le reboisement des sites et l’intégration dans les champs des cultures vivrières appartenant aux paysans.
-  57 couloirs sont opérationnels pour 478 éleveurs propriétaires ce 2. 284 têtes de bovins. Tous ces éleveurs sont abonnés aux soins vétérinaires. D’autres bêtes non suivies dans les couloirs bénéficient de l’administration des vermifuges qu’ils supportent eux-mêmes.
-  120 géniteurs de race améliorée sont livrés par le CAB aux à des prix préférentiels, calqués sur la valeur de la vache locale sur le marché. Le lot est composé de 20 taureaux et 100 génisses brun suisse, friesland, sahiwall et croisés. 1999 :
-  Première année du programme triennal (1999-31 décembre 2001).
-  19 Comités de développement collaborent avec le CAB dans la réalisation de 5 résultats retenus.
-  6.292 ménages sont directement touchés par les activités totalisant plus de 50.000 personnes, non compris les bénéficiaires des activités d’eau potable.
-  33 pépinières aménagées et 168.627 plants produits.
-  90.531 m de haies vives sont plantées, 2.204 fossés creusés.
-  Production de plans d’arbres fruitiers : 2.785 orangers, 2.417 avocatiers, 1.298 néfliers, 348 anonas. Tous ces arbres sont greffés.
-  472 étables sont aménagées.
-  Organisation de la première journée champêtre marquée par des expositions-ventes de divers produits agricoles et d’élevage, la remise des prix aux meilleurs groupes, agriculteurs, éleveurs et produits exposés, des manifestations culturelles et des discours encourageant prononcés par les chefs et autres autorités locales.
-  1.527 vaches sont suivies dans les couloirs sur les 2.769 têtes enregistrées dans les villages.
-  Prolongement de l’adduction d’eau de Karambi jusqu’à Kahembarhi et Muchira soit 4.596 m de tuyaux posés, un petit réservoir d’une capacité de 3.200m3
-  2 nouvelles adductions sont réalisées (Ibamba et Mugogo) et l’extension de l’adduction de Kajabwe est effective.

2000 :
-  Nouvelle dynamique en collaboration avec les chefs locaux (chefs de groupements, de villages) et différents leaders faiseurs d’opinion.
-  Introduction de l’approche ménage pour renforcer l’approche colline, en renforçant le genre dans les activités de production vivrière,
-  19 structures de base collaborent avec le CAB pour un total de 25.781 ménages.
-  Micro-réalisations féminines et allégement des charges pour la femme(moulin, tontine, petit commerce, tissage de la laine, savonnerie…).

2001 :
-  Nouvelle dynamique avec les associations des jeunes vivant dans les rayons des comités de développement partenaires du CAB dans le but de les faire participer aux activités de développement.
-  Le CAB collabore avec 29 CD/GF pour un total de 35.336 ménages.
-  Malgré l’insécurité, la population continue à prendre ses destinées en mains à travers les activités agropastorales.
-  506.245 plants agroforestiers produits dans les pépinières aménagées par les CD et autres groupes partenaires du CAB.
-  917 nouvelles étables sont construites dans les rayons des CD partenaires.
-  10.318 bêtes vaccinées contre le charbon et autres épidémies.
-  04 nouvelles adductions d’eau potable et un prolongement (adduction 2ème phase Kamalangumba). Longueur : 8.387 m de tuyaux posés.
-  16 nouvelles sources captées et aménagées.

2002 :
-  Démarrage du programme de micro-crédits agricoles destinés aux paysans les plus impliqués dans les thèmes vulgarisés.
-  Les CD amorcent avec une grande ampleur la construction de leurs bureaux.
-  Certains CD sont victimes d’atrocité et autres exactions de la part des bandes armées incontrôlées. C’est les cas de SODEKA/Kaniola, Mamans MWANGAZA/Kaniola, APROCAMWI/Cagala, BWIHANGANE/Burhale, RHUGWASANYE/Burhale.
-  Introduction de la culture de riz et de blé dans les habitudes alimentaires de la population du Bushi par le CAB.

2003 :
-  Le CAB amorce l’accompagnement juridique et la gestion des conflits dans les CD et GF avec l’engagement d’un Avocat conseil.
-  Le bulletin Mudende qui est un cadre offert aux paysans pour publier leurs réalisations fait sa première parution sous la responsabilité morale du CAB.
-  Les comités de contrôle deviennent opérationnels au sein des Comités de Développement et des Groupements Féminins.
-  Deux visites d’échanges ont été organisées en faveur des responsables et quelques Chefs locaux impliqués activement dans les activités de développement au sein des CD/GF qui opèrent dans leurs milieux.
-  Le CAB mène trois enquêtes dont une sur les effets de la guerre, une sur le revenu ménager et une sur la production vivrière dans les villages. Les résultats de ses enquêtes servent de base-lines pour le démarrage d’un nouveau programme quinquennal.
-  Une nouvelle approche basée sur la gestion du terroir est mise en route avec les CD.
-  Plus de 22.000 compostières sont aménagées et 270.223 plants sont produits dans 51 pépinières.
-  Trois journées champêtres sont organisées dans les rayons d’action des CD.
-  Démarrage des activités dans les agglomérations (routes locales, activités artisanales, amélioration de l’habitat, électrification des villages, hygiène et assainissement, activités agropastorales dans les écoles et activités récréatives).

2004 :
-  Le CAB collabore avec une trentaine des comités de développement et groupements féminins qui rassemblent quelques 400.000 habitants dans les territoires de Kabare, de Kalehe et de Walugu, ainsi que dans les bidonvilles de la Ville de Bukavu.
-  Les activités agricoles sont initiées dans les écoles accompagnées par la CAB pour initier les élèves à la pratique agricole.
-  Démarrage du programme de Renforcement du développement rural, avec le cofinancement de la COMMUNAUTE EUROPEENNE et l’appui de MISEREOR/Allemagne, ENTRAIDE ET FRATERNITE/Belgique et VREDESEILANDEN/Belgique. Ce programme est axé sur l’augmentation du revenu des familles, la mise en place des infrastructures de base, l’accompagnement des droits humains dans les villages et le renforcement de 33 Comités de développement et Groupements féminins. Il consiste à la vulgarisation des techniques culturales, à la sensibilisation sur la conservation et la transformation des produits, à la sensibilisation des écoles aux activités de jardins scolaires, à l’appui à l’émergence de 8 agglomérations rurales à travers des actions d’amélioration de l’habitat, de production artisanale, d’activités récréatives, à l’éducation populaire sur les droits, la gestion des conflits et la gouvernance, à l’appui organisationnel des CD et GF ;
-  Le CAB focalise son attention sur la culture de la tomate et celle de l’aubergine pour leur rentabilité économique très élevée dans les milieux du Bushi.
-  140 sources sont aménagées dans les villages et une adduction gravitaire mesurant 10.476 mètres est réalisée dans le groupement de Lurhala à Mugogo.

2005 :
- Organisation des 5è journées champêtres à Murhesa et à Walugu.
- Participation d’une forte délégation d’entraide et Fraternité à la journée champêtre organisée à Murhesa.
- La culture céréalière est déjà en phase de vulgarisation dans les villages.
- Essais sur la production du vin de canne à sucre (taux d’alcool de -,18 %).
- Essais de transformation de la farine du blé en produit de la pâtisserie ont été menés.
- 11.134 vaches suivies, 22.094 chèvres suivies et 5.953 moutons suivis. Ces bêtes se retrouvent entre les mains de 13.284 familles.
- 86 nouvelles sources captées et aménagées en faveur de 3.382 ménages.
- 02 nouvelles adductions d’eau (Bijabwa et Muhambwe) respectivement dans les groupements de Lurhala- Lunga et Izege-Walungu.
- Collaboration avec le PNUD-COMREC et PNUD-MRR pour le prolongement de ces adductions.
- 24 nouvelles maisons construites dans les agglomérations.

2006 :
- Poursuite des activités du programme quinquennal 2004-2007 : 39.215 ménages sont touchés par les activités du CAB dans les différents domaines d’intervention : il agit des ménages d’agriculteurs et éleveurs regroupés dans les CD et GF, des associations des producteurs artisanaux, des femmes et des jeunes dans divers corps de métiers, …
- 21 associations artisanales sont suivies par le CAB ; elles encadrent 314 membres.
- Mise en route du programme de conservation du fourrage par la technique de l’ensilage.
- Le CAB mènes d’intenses activités d’éducation électorale au niveau des villages, au regard de premières élections démocratiques en cours.

2007 :
-  Premiers essais sur l’approche d’amélioration des races bovines par l’insémination artificielle,
-  Le CAB sensibilise les paysans sur la culture de la pomme de terre et de l’aubergine, des produits massivement importés du Rwanda en ville de Bukavu. Ils réalisent des rentrées significatives des fonds grâce à la culture de la tomate et celle de l’aubergine.
-  Organisation des 6è journées champêtres à Kalehe, à Burhale et à Buhanga.
-  Poursuite et achèvement du programme 2004-2007
-  Poursuite des activités de captage des source avec l’aide des bienfaiteurs membres de UNA PROPOSTA DIVERSA/Italie, et du MOVIMENTO PER LA LOTTA CONTRO LA FAME NEL MONDO.
-  Réalisation d’un projet d’appui aux familles vulnérables, en intrants agricoles et crédits petit commerce, en collaboration avec la Fondation CARIPLO, à travers l’organisation MOVIMENTO PER LA LOTTA CONTRO LA FAME NEL MONDO.

2008 :
-  Un e paix relative s’instaure progressivement dans la plupart des villages, mais quelques attaques sont encore enregistrées dans certaines contrées de Kabare (Cirunga, Bugobe) et de Walungu (Kaniola, Nyamarhege, Rubimbi).
-  Démarre du programme de réhabilitation axé sur l’aménagement des marais Burhale/Ibere, Kabufula/Bushumba et Chisheke/Walungu, sur la réhabilitation de la route Bideka-Ikoma-Izege-Chagala et sur l’appui en intrants agricoles (outils et semences) aux familles, y compris l’approche HIMO. Ce programme de 2 ans, impliquant trois autres ONG du Sud-Kivu (CIM-Bushi, UWAKI, UPDI), est appuyé par le Gouvernement Belge par l’entremise de VREDESEILANDEN Belgique.
-  Début du partenariat avec ICCO-Hollande, avec le démarrage du Programme RESKI (Réhabilitons ensemble le Sud-Kivu), portant sur la réhabilitation et l’équipement des infrastructures scolaires (5 écoles primaires) et des formations médicales (7 centres de santé, maternité, postes de santé), l’aménagement de 18 sources d’eau potable, la réalisation de 2 mini-adductions d’eau, la sensibilisation sur le VIH-SIDA. Ce programme est de 2 ans et implique 4 autres ONG locales (ADEPAE, ADI-KIVU, APIDE et CIM-Bushi). Il se réalise, pour le CAB, dans les Chefferies Luhwinja et Burhinyi, en terrroire de Mwenga. 2009 :
-  Démarrage du Programme SAGERNA (Sécurité alimentaires et gestion des ressources naturelles) cofinancé par l’UNION EUROPEENNE, avec l’appui de MISEREOR et ENTRAIDE ET FRATERNITE. Ce programme allant de janvier 2009 à décembre 2011, porte sur la sécurité alimentaire, les infrastructures rurales, les initiatives économiques ainsi que la gestion des ressources naturelles. Il se mène dans les territoires de Kabare, de Kalehe, et de Walungu, ainsi que dans la périphérie de la ville de Bukavu. Parmi les nouveautés de ce programme, c’est l’introduction, par le CAB, du volet de commercialisation des produits agricoles réalisés par les paysans en vue de leur faire accéder à plus de revenu, à travers la mise en place des filières de production et des réseaux de coopératives agricoles autour des centres locaux de collectes des produits et du centre de transformation et de vente mis en place. C’est aussi toute la sensibilisation sur les changements climatiques et l’environnement, ainsi que l’accompagnement des alternatives d’accès au crédit par les paysans à travers des initiatives internes dans les groupes et la collaboration avec les institutions locales de micro-finances
-  Poursuite des activités de réhabilitation des infrastructures sociales ainsi que les activités de sensibilisation sur les IST/VIH-SIDA, dans les villages de Burhinyi et Luhwinja, en partenariat avec ICCO dans le cadre du Programme RESXKI.
-  Poursuite des activités de captage et d’aménagement des sources d’eau potable avec l’aide de l’UPD/Italie.
-  Avec le PNUD, introduction des bovins de race auprès de 80 familles vulnérables dans les Groupements Mushinga et Mulamba, en Territoire de Walungu ;
-  En collaboration avec INCONTRO FRA I POPOLI, mise en œuvre d’actions, dans le cadre d’un projet en faveur des enfants défavorisés, sur la base des enquêtes réalisées par le CAB en 2004. Ce projet (2009-2011) est réalisé en synergie avec l’association PEDER de Bukavu ; il consiste, pour le CAB, à la remise à l’école ou dans le métier des enfants marginalisés dans les villages de son rayon d’action, proches de la ville de Bukavu, la construction d’une salle polyvalente en ville et l’appui des familles pour la prise à charge des enfants réinsérés dans les écoles.
-  Organisation des 7è Journées champêtres à Mugogo : les 36 CD et GF se rencontrent ensemble, sur un seul site, dans des manifestations durant deux jours. Les Journées champêtres connaissent un réel succès avec la participation d’autres opérateurs ONG et entreprises, la présence de nombreuses autorités locales et provinciales ainsi que des visiteurs venant de l’étranger.

2010 : En 2010, le CAB se propose de poursuivre les actions entamées en 2009, notamment :
-  Le Programme SAGERNA, un vaste et varié qui témoigne des capacités et de l’expertise du CAB en matière d’infrastructures de base, de renforcement de la production et de la sécurité alimentaire, d’appui aux initiatives génératrices de revenu et de protection de l’environnement ;
-  La finalisation du Programme RESKI, avec l’accompagnement des comités des parents, des comités de santé et des fontainiers formés chargés d’assurer la maintenance des ouvrages d’eau installés ;
-  La collaboration avec l’UNICEF dans le cadre du programme Villages assainis, à travers les Zones de santé ;
-  L’encadrement des mutuelles des éleveurs bovins en collaboration avec la FAO,
-  La réalisation d’un programme d’énergie durable, axé sur la production des bois de chauffe, à partir du reboisement de 3000 hectares, dans le cadre d’un nouveau projet mis en œuvre en collaboration avec VREDESEILANDEN et IFDC ;
-  La poursuite des activités de soutien aux initiatives relatives aux enfants en situation difficile amorcées au cours de l’année 2009 ;
-  La continuation des autres engagements en faveur des populations dans les villages, conformément au plan d’action de l’année 2010.

- Poursuite des activités du Projet SAGERNA , sous l’accompagnement de Misereor et Entraide et Fraternité, avec le suivi de la Délégation de l’Union Européenne : 53.842 ménages sont touchés dans les 24 Comités de développement, 14 Groupements féminins et 22 associations d’artisans, à travers 331 villages. Pendant l’année, 57,8 % des ménages suivis adoptent les techniques agropastorales durables vulgarisées, 1.469.900 plants de reboisement sont produits et mis en terre dans les villages. Dans le cadre de ce projet, le CAB accompagne la création de 8 coopératives agricoles paysannes, de 16 mutuelles des éleveurs, de 22 unités de production artisanales et de 95 mutuelles de solidarité. Avec le projet, le CAB entreprend des essais sur l’insémination artificielle des bovins et sur l’énergie à biogaz.
- Des réalisations dans les domaines de l’eau potable, de la construction et réhabilitation des écoles et centres de santé, de la pratique du jardin scolaire, de l’hygiène, assainissement et reboisement, confirment l’expertise du CAB en matière d’infrastructures de base, de renforcement de la production et de la sécurité alimentaire, d’appui aux initiatives génératrices de revenu et de protection de l’environnement. ;
- Le CAB achève les travaux contractés avec ICCO/Hollande, dans le cadre du Programme RESKI, portant sur l’accompagnement des comités des parents, des comités de santé et des fontainiers formés chargés d’assurer la maintenance des ouvrages d’eau, des écoles et centres de santé/maternités réhabilités entre novembre 2008 et novembre 2010.
- Les travaux d’aménagement du marais Cisheke, avec captage et canalisation de l’eau vers les casires rizicoles, ensemencement et organisations des exploitants, sur financement du FCP (Fonds de Consolidation de la Paix/Coopération allemande), ainsi que dans d’autres bas-fonds (Bushumba, Burhale et Cirunga) se poursuivent.

- En 2010, le CAB est en partenariat avec l’UNICEF dans des activités d’assainissement dans les villages, en collaboration avec les Zones de santé. Des ouvrages d’eau potable et des latrines améliorées sont réalisées à Nyangezi, à Kaziba, à Mubumbano, à Walungu et à Burhale. Au cours de la même année, le CAB est engagé dans un vaste programme d’énergie durable, axé sur la production des bois de chauffe, à partir du reboisement de 3.000 hectares, dans le cadre d’un projet mis en œuvre avec VECO RD Congo et IFDC.

2011 :

- Les activités de l’année 2011 sont focalisées sur l’achèvement du projet SAGERNA, avec les formations et l’accompagnement technique des dirigeants et gestionnaires des structures de base mises en place, le réajustement des activités du CTV (Centre de transformation et vente des produits agricoles), l’appui à la création et au fonctionnement du RECOOPA (réseau des coopératives agricoles), les ouvrages d’eau potable, assainissement et les activités de protection de l’environnement, l’accompagnement des micro-réalisations économiques et de production artisanale et la collaboration avec les institutions locales de micro-finances pour l’accès des paysans aux crédits.
- Pendant l’année, les réalisations sont importantes dans tous les domaines telles qu’elles ressortent des ateliers d’auto-évaluation participative organisés à Kabare, à Kalehe et à Walungu, des évaluations externes et des missions de monitoring externes.
- Des Journées Champêtres sont organisées à Mugogo, réunissant tous les partenaires à la base et d’autres acteurs du développement local, y compris les autorités locales et provinciales. Au cours de ces journées, les paysans ont l’occasion d’exposer leurs meilleures productions, d’échanger sur des thèmes et des expériences variés, dans une ambiance et une volonté de sortir de l’insuffisance alimentaire.
- Au cours de l’année, le CAB réalise, avec l’appui des experts extérieurs, des études sur le revenu dans les ménages suivis, sur l’impact des activités de SAGERNA et sur le plan d’affaires du CTV. Ces études constituent des repères, non seulement par rapport aux résultats atteints, mais aussi en tant que base dans les planifications à venir.
- A la fin de l’année, la Division Provinciale du Développement Rural accorde au CAB un Brevet de Mérite, en tant que meilleure ONG pour l’année 2011 et durant la décennie 2000-2010.

2012 :

- L’année 2012 est consacrée à la consolidation des activités et des acquis du SAGERNA, à travers l’accompagnement des structures de deuxième génération mises en place en 2009-2011 (filières de production, banques des semences, mutuelles des éleveurs, pharmacies vétérinaires paysannes, coopératives agricoles, unités de production, mutuelles de solidarité, brigades d’hygiène et environnement,…). Elle est également mise à profit pour finaliser les activités du projet Marais Cisheke, mais aussi le programme de reboisement/énergie durable.
- Etant à la fin de projet , le CAB est ouvert à toute collaboration et partenariat visant la sécurité alimentaire, les infrastructures rurales et la micro-entreprise rurale.

2013 :

-  Le CAB est en partenariat avec 60 Organisations de base signataires des conventions. Elles rayonnent dans 521 villages avec 104.418 ménages engagés dans des activités de production agropastorale, de protection de l’environnement et des initiatives d’augmentation des revenus.
-  Dans la vulgarisation agricole, 46.770 ménages suivis réalisent 567 987 mètres de haies vives, 60 322 fossés de retenue, 16 390 champs couverts des billons, 71 332 compostières ; ils intègrent 219 858 arbres dans les champs des cultures vivrières.
-  Intensification de la culture du riz dans 5 marais : Chisheke à Walungu, Kajubu à Burhale, Ibere à Burhale, Kalunze et Kabufula à Bushumba. Des essais de cette culture sont faits avec succès dans le marais Nyamubanda à Nyangezi ;

-  Le CAB est impliqué dans la distribution de 80.000 kg des semences vivrières (variétés RWR10 et D6 Bean) aux agriculteurs identifiés dans les villages de Birava, Kasha, Bunyakiri, Bitale, Hombo, Karasi et Minova, avec le financement du Gouvernement, par l’entremise du Ministère Provincial de l’Agriculture.

-  Sur le plan vétérinaire, 54.015 vaches, 144.509 chèvres et 33.985 moutons sont suivis ; ces bêtes appartiennent à 57.302 ménages, pour des moyennes d’à peu près une vache par famille, de 2,5 chèvres par famille et de près de 2 familles par mouton.

-  Aménagement de 28 sources d’eau potable, et réhabilitation / prolongement de l’adduction d’eau de Tchivanga dans le Parc national de Kahuzi-Biega, à la demande et financement de l’ICCN ;

-  Exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures sanitaires et des systèmes d’alimentation en eau potable dans 8 formations médicales de la Zone de Santé d’Uvira (l’HGR d’Uvira, le CH Makobola, le CS Kigongo, le CS Kalundu Catholique, le CS Kalundu CEPAC, le CS Kalundu Etat, CS Kabimba et le CS St Paul), avec le financement de la Direction du Département de la Coopération Suisse (DDC) ;

-  Organisation des 9è Journées champêtres regroupant tous les partenaires à la base à Murhesa du 3 au 4 janvier 2014. Ces journées sont rehaussées de la présence du Ministre Provincial de l’Agriculture, Pêche, Forêts et Environnement. Les échanges en conférences-débats sont focalisés sur les défis du changement climatique, la gestion des terres rurales, la problématique de la sécurisation foncière, le Wilt bananier, la décentralisation et le développement,…

-  Le CAB est engagé dans les travaux de construction de 18 écoles, dans le cadre du Programme PPRIS mis en œuvre par le Gouvernement Congolais, par l’entremise du Ministère de l’EPSP (Maitre d’ouvrages) et du BCECO (Maitre d’ouvrages délégué). Les écoles concernées sont à Kabare (ITAV Mubanda, EP Mugererebo et EP Ishamba), à Walungu (EP Mulamba, EP Kashosi, EP Irongo, EP Burhuza, EP Cihanda 2, EP Mubone), à Mwenga (EP Furaha, EP Cigalama, EP Burhembo, EP Kito, EP Kalingi, EP Msaada, EP Itudu, EP Buziba, Institut Kilambwigali) ;

-  921.848 plantules de reboisement et agroforesterie sont produites dans 121 pépinières et distribués dans les familles et institutions au niveau des villages. Les écoles réalisent 30.973 plantules dans le cadre des Jardins scolaires.

-  Avec les BEHAE, les réalisations portent sur 30.112 latrines, 55.710 fosses à ordures et la plantation de la pelouse sur 14.816 parcelles familiales.

-  106 Mutuelles de solidarité sont opérationnelles, avec 2 335 membres (1.539 femmes), et 54.524 $ US de capital, soit une moyenne de 514 $ par MUSO.

-  A la suite des tracasseries et surenchères fiscales et des réalités du marché de Bukavu, le CAB et le RECOOPA conviennent de transférer les activités du CTV dans les coopératives à partir de 2014.

2014 :

-  Les équipements du CTV sont transférés dans les villages sous la gestion des Coopératives agricoles : les moulins sont placés à Kalehe et à Mudaka, tandis que la décortiqueuse est installée à Chagombe.

-  Aménagement de 27 sources d’eau potable dans les Groupements Mbinga-Sud, Karhongo, Lurhala et Bugobe / Kabare ; elles desservent 1.907 ménages ;

-  Avec le financement du Fonds pour la Consolidation de la Paix, le CAB entame les travaux de réhabilitation et d’extension des adductions d’eau potable de Kavumu et Nyangezi, ainsi que le renforcement des Comités de gestion de ces adductions dans l’approche ASUREP ;

-  Poursuite et achèvement des travaux de construction et d’équipement des écoles dans le cadre du Projet PRRIS.

-  Aménagement de 73 pépinières, avec la production de 864 285 plantules (292 809 plants agroforestiers et 571 157 plants de reboisement pur) ;

-  Démarrage du programme de renforcement des systèmes agricoles basé sur l’agro-écologie, avec l’appui de Entraide et Fraternité et le financement du Gouvernement Belge (2015-2017). Ce programme (30 mois) est mené en synergie avec l’organisation GEADES de Mboko ;

-  Sur le plan de l’hygiène et assainissement, les ménages suivis réalisent 69.474 latrines convenables et 48.857 fosses à ordures :

-  Les unités de production suivies pendant l’année réalisent 101.087 cubes de savon et 185.025 litres de jus et vins à base de fruits et de la canne à sucre.

2015 :

-  Poursuite du projet de sensibilisation à l’agriculture écologique dans les villages, avec l’appui de Entraide et Fraternité. La participation du CAB au séminaire de planification stratégique organisé par Entraide et Fraternité à Bruxelles est une opportunité pour renforcer enrichir la vision et les approches en partant des expériences des autres partenaires en provenance de l’Amérique Latine et de l’Afrique ;

-  Réalisation de l’adduction d’eau de Chagala, grâce à l’appui de Entraide et Fraternité et le financement de la Loterie Nationale Belge ;

-  Le CAB est engagé dans la seconde phase du Projet PRRIS avec la signature d’un nouveau contrat avec le BCECO portant sur 13 écoles en Province du Sud-Kivu ; les travaux démarrent avec 5 écoles : EP Camp Cinema, EP Camp Mweze, EP Kaboneke, EP Bunumbu et EP Chagala.

-  Poursuite et achèvement des travaux de réhabilitation et d’agrandissement des adductions d’eau de Kavumu et Nyangezi avec le financement du Fonds pour la Consolidation de la Paix ;

-  Nouveau contrat avec la Coopération Suisse/DDC pour l’exécution des travaux de réhabilitation des locaux et des systèmes sanitaires dans la Zone de Santé de Ruzizi. Les formations sanitaires concernées sont CH Kiliba Sucki, CS Kiliba CEPAC et CS Runingu.

-  Démarrage du projet de promotion des initiatives génératrices de revenu, avec le financement de la Délégation de la Communauté Européenne dans le cadre de l’appel en faveur des acteurs non étatiques et des autorités locales.

-  Evaluation externe du projet sur la mise en valeur des bas-fonds et le reboisement (2012-2014), en partenariat avec Misereor. Les recommandations des évaluateurs constituent des outils et orientations pertinents de l’action du CAB au cours de prochaines années ;

-  Un audit organisationnel effectué par le Cabinet BIFE, à la demande de la DDC, permet au CAB d’améliorer ses outils de gestion, de mettre à jour les textes légaux et les procédures de gestion.

-  Organisation des 10ème Journées champêtres sur le terrain de l’école primaire de Walungu, du 6 au 8 janvier 2016. Ces journées sont rehaussées de la présence de la Responsable pour l’Afrique de Entraide et Fraternité, des délégués de GEADES Mboko et de OAP Burundi, ainsi que des autorités provinciales et locales. Des ONG locales et internationales y participent et y exposent leurs réalisations aux côtés de celles des groupes de base partenaires du CAB.

Perspectives 2016-2025

Au cours de la décennie 2016 - 2025, le Comité Anti-Bwaki entend poursuivre et renforcer son action dans le cadre d’un Plan Stratégique portant sur cinq volets :

1° L’agro-écologie et la souveraineté alimentaire

L’agro-écologie est un choix et une politique que le CAB va renforcer au niveau de ses interventions dans le domaine de la production agropastorale.

Il s’agit, à la fois, de promouvoir les meilleures pratiques et une vision durable des rapports entre les agriculteurs et la terre, d’accompagner le maintien et le renforcement des liens entre le producteurs et les sols dans une logique de durabilité et de gestion rationnelle des ressources, et de maintenir une intégration harmonieuse entre l’homme, les activités agropastorales et l’environnement.

Les débats sur les méthodes de l’agriculture moderne et les effets des agro toxiques sur la vie humaine et sur l’environnement nous interpellent.

Ils nous obligent à œuvrer pour une agriculture saine, maîtrisable par les paysans et conservatrice des ressources, à savoir la terre et les semences, pour les générations actuelles et futures.

Dans ce domaine, il va également s’agir de viser la souveraineté alimentaire. Nos villes et nos villages sont de plus en plus inondées par des produits agricoles et d’élevage en provenance des pays étrangers.

Les mêmes produits que nous récoltions en abondance dans nos champs et dont nous exportions des excédents considérables, nous viennent de l’extérieur et sont vendus dans nos marchés. La farine de manioc, le haricot, le poisson, le riz, … et mêmes les légumes viennent maintenant des pays voisins, et de la Chine. La région si gâtée par la nature, grenier du Congo hier, est aujourd’hui nourrie par les importations massives des vivres qu’elle produisait avant.

En plus de l’insécurité alimentaire, du fait de l’incapacité des familles à assurer un seul repas par jour, nous sommes devenus dépendants, fortement colonisés et entièrement occupés. Nous avons perdu toutes nos capacités à produire, mais aussi notre dignité de peuple à mesure de se nourrir et de se développer.

Pendant les dix prochaines années, le CAB va continuer à interpeller les producteurs et les autorités sur le danger de continuer à nous laisser ainsi envahir et anéantir, sur la nécessité d’un sursaut de dignité et de fierté afin de limiter les importations des vivres.

Chaque famille, dans les villages, devrait s’engager à vivre au maximum de la production de son champ. Et ceux qui n’ont pas de champ devraient trouver, sur le marché, des aliments disponibles, produits et transformés localement, parce que les producteurs disposeront alors la volonté et la capacité pour accroître leurs rendements, produire plus, consommer et vendre les surplus.

Dans cette vision, les activités agricoles doivent être conçues et menées dans la logique de la rentabilité économique. Nous devons dépasser l’agriculture de subsistance et nous inscrire dans la stratégie d’exploitations familiales visant le marché.

Il ne s’agit pas de promouvoir l’agrobusiness nuisible à la paysannerie et aux intérêts locaux, mais bien de promouvoir la rentabilisation des pratiques et des exploitations familiales en faisant en sorte que l’agriculture familiale devienne un métier et une source de richesse au niveau familial et au niveau de l’économie locale.

Une telle transformation devra surtout passer par les jeunes. Au cours des dix prochaines années, nous voulons que les jeunes soient nombreux dans l’agriculture et l’élevage.

Il s’agit de rabaisser la moyenne d’âge des agriculteurs qui est aujourd’hui au-delà de 50-60 ans, et de donner aux jeunes producteurs de l’emploi et de l’avenir. Le CAB va collaborer avec des volontés disponibles, et l’ensemble de ses partenaires, pour continuer la sensibilisation et les formations sur les pratiques agro-écologiques, appuyer les producteurs en intrants et ressources et accompagner les filières porteuses dans cette vision de souveraineté alimentaire.

2° Economie rurale,

La vision à privilégier, c’est la logique de l’économie solidaire donnant lieu à la promotion et à l’accompagnement de toutes les initiatives de mobilisation, de gestion et d’accès aux ressources au niveau de la base, qu’il s’agisse des initiatives génératrices de revenu, d’unités de production, de mutuelles de solidarité, des systèmes locaux de crédits rotatifs ou même des mécanismes d’accès aux crédits via les institutions locales ou des structures participatives et autogérées par les communautés elles-mêmes.

La transformation et la commercialisation des produits agricoles est le passage obligé pour valoriser l’agriculture et rendre nos produits compétitifs ; c’est la stratégie indiquée pour développer le marché local, limiter la fuite des devises et l’érosion de l’économie locale à cause de l’importation des vivres ; c’est le moyen indiqué pour donner du revenu aux agriculteurs et développer nos capacités de production.

Il s’agira, au cours de la prochaine décennie, d’appuyer par la formation et la disponibilité des ressources et des relations, la mise en place des unités de collecte, de transformation, de conditionnement et d’écoulement des produits, au niveau des coopératives agricoles et des filières porteuses.

Il sera également question de contribuer au développement de l’’entreprenariat rural, par l’appui aux producteurs, aux unités artisanales dans la mesure où celles-ci mettent sur le marché des produits valorisés et compétitifs, et contribuent à la réduction des importations.

On ne peut imaginer que nous puissions continuer à importer du papier serviette, des cure-dents, du savon de ménage, des porcelaines, de la purée de tomate, de la confiture…, dans un pays où toute la base de la production est disponible et bon marché.

Evidemment, la promotion de l’économie rurale doit passer par deux goulots d’étranglement, à savoir l’énergie et les tracasseries administratives et fiscales.

On ne pourra jamais développer l’entreprenariat rural sans promouvoir les formes adaptées et les alternatives d’énergie rurale. Le CAB va s’associer à toutes les initiatives et les propositions relatives au développement de l’énergie en milieu rural afin de permettre l’accès aux producteurs et la transformation des produits.

La disponibilité de l’énergie est un réel facteur de stabilisation des jeunes au village, de développement de l’entreprenariat et de l’emploi dans les villages. Malheureusement, le contexte et les réalités congolaises font que le développement est un vain mot du fait de l’absence de volonté politique appropriée.

Les multiples services et taxes, les milles tracasseries et pressions, l’insécurité et l’impunité ne favorisent pas l’entreprenariat. Les quelques initiatives qui s’ouvrent se voient vite contrées de fermer ou d’œuvrer dans l’illégalité à cause de plusieurs services qui exigent plus qu’on ne peut avoir, plus que le capital et les recettes qu’on peut glaner, démultipliant les taxes inimaginables. Les efforts de création d’emplois et de richesses sont découragés, au lieu d’être promus et facilités.

Des analyses avisées ont déjà démontré le fait que l’Etat est organisé contre son peuple, et que les meilleurs investissements préfèrent aller s’installer ailleurs, dans d’autres pays, et s’y développer pour pouvoir, par après, écouler leurs produits chez-nous. Le CAB entend s’inscrire dans les différentes démarches en vue de la naissance d’un Etat de développement, d’un Etat au service de la population.

3° Les infrastructures rurales

Le domaine des infrastructures rurales va figurer encore parmi les priorités de l’action du CAB au cours de dix prochaines années. Dans un pays où les investissements publics et privés dans les villages sont rares, les milieux ruraux apparaissent comme des zones laissées pour compte, abandonnées et peu enviables.

Cela favorise l’exode rural, la pauvreté au village, la surpopulation des villes, les phénomènes des bidonvilles et des enfants de la rue, …. , car toutes les possibilités d’emplois et les symboles de ‘‘modernité’’ sont concentrées en ville.

Le CAB entend poursuivre son action dans les domaines d’accès à l’eau potable, d’amélioration de l’habitat, de construction et réhabilitation des structures sociales et sanitaires, de production et de distribution d’énergie, d’ouverture et de réhabilitation des routes et voies d’accès, d’installation d’hygiène et de salubrité publiques.

Le CAB a accumulée une expertise qu’il va continuer à mettre à la disposition des intervenants dans les différents secteurs. En même temps, il s’agira de déployer des équipes chargées d’assurer des formations et des travaux spécifiques dans les villages, dans la mesure où ces travaux rentrent dans le cadre du développement durable.

L’état d’encombrement et le niveau de la pollution des villes exigent que l’on s’engage dans la viabilisation des villages, en y réalisant des investissements visibles et durables. Les villages doivent cesser d’être pris tout simplement comme des cadres d’exploitation des matières premières, des lieux pour accueillir les déchets des villes, pour y trouver la main-d’œuvre bon marché. Ils doivent devenir de véritables pôles de développement sans lesquels les villes ne peuvent respirer.

4° Environnement

Les effets du changement climatique consécutif à l’action de l’homme sur l’environnement et sur les ressources naturelles nous interpellent. La maison commune, comme nous le rappelle le Pape François 1er dans sa Lettre Encyclique du mois de mai 2015, est en train de brûler ; nous continuons à la démolir et, avec elle, à démolir.

Nos actions irresponsables vis-à-vis de la terre et des ressources naturelles se présentent aujourd’hui comme la programmation, par nous-mêmes, de notre propre disparition.

Face aux dangers qui nous guettent aujourd’hui, dans le souci de limiter les dégâts et de laisser à nos enfants et aux générations futures un monde où ils pourront vivre et s’épanouir, chacun de nous doit agir comme le colibri. Le CAB entend, pendant les dix prochaines années, faire sa part en poursuivant la sensibilisation des décideurs et de la population sur l’urgence et la nécessité de réhabiliter et de protéger l’environnement, d’user rationnellement des ressources naturelles, d’être jaloux de la terre et des richesses que Dieu nous a données, d’en jouir avec intelligence et de les préserver pour l’intérêt de ceux qui vont venir après nous.

Nous allons poursuivre l’appui dans les campagnes de reboisement et reforestation, dans les efforts de gestion rationnelle de l’eau, des semences, des espaces et des espèces, dans les techniques durables de conservation des sols, d’exploitation et de protection des bas-fonds et des bassins versants, dans les diverses initiatives visant à réduire les effets du changement climatique dans notre province, dans nos villages. Nous allons, pour cela, collaborer avec les pouvoirs publics, avec les diverses institutions spécialisées, avec les partenaires et autres bonnes volontés qui tiennent à ce que notre maison commune se fortifie et tienne debout pour toujours, et à jamais.

5° La structuration et communication sociale

Au cours des vingt dernières années, le CAB a accompagné la mise en place des organisations de développement au niveau des villages, principalement les Comités de développement et les Groupements féminins.

Grâce à ces structures, il s’est développé une réelle dynamique d’autopromotion, d’appropriation locale et de mise en œuvre d’initiatives diversifiées visant le bien-être de la population et le développement local.

L’action du CAB et de ses partenaires à la base, en collaboration et en complément avec celles des autres intervenants et opérateurs sociaux (églises, ONG locales, ONGI, programmes de coopération,…) a été développée dans tous les secteurs.

A partir de l’année 2000, les actions menées avec les Comités de développement et les Groupements féminins sont donné lieu à des structures spécifiques et professionnelles, autour des problématiques et d’actions particulières : ce sont les mutuelles d’éleveurs, les coopératives agricoles, les mutuelles de solidarité, les filières agricoles, les unités artisanales et AGR, les brigades d’hygiène et environnement, les comités de gestion des ouvrages d’eau, les comités d’exploitants des marais, les pharmacies vétérinaires, le réseau des coopératives agricoles, ….

Ces structures de deuxième génération devront être appuyées afin qu’elles deviennent de véritables pôles d’impulsion du développement local, de réels syndicats et cadres d’amélioration des conditions de vie des familles qui les fréquentent et de l’ensemble des villages où elles sont opérationnelles.

Il s’agira, pour le CAB pendant les dix prochaines années, de poursuivre les appuis techniques et organisationnels, d’accompagner l’exécution des plans d’action et l’atteinte des objectifs annuels, de renforcer ces structures dans leur gestion et dans leur autonomie, dans leurs partenariats respectifs et au niveau de leurs actions.

Il sera également question, pour le CAB, de continuer et de renforcer la collaboration avec les autorités locales, avec les services étatiques dans la mesure où, en tant qu’organisation complémentaire de l’action gouvernementale, la nécessité d’une vision commune de l’intérêt public constitue une raison de cheminement et de motivation partagés.

La collaboration recherchée est, en réalité, la volonté commune de la renaissance de l’Etat par rapport à sa mission de développement et d’épanouissement de la population.

D’autre part, le CAB a développé des occasions diverses de partenariat et de collaboration avec d’autres ONG locales et internationales, dans le cadre des plates-formes et des synergies spécifiques.

Il conviendra de poursuivre l’implication dans ces partenariats et synergies, d’y renforcer la place et le rôle du CAB dans l’exécution conforme des engagements et pour l’intérêt général des populations.

Enfin, le CAB se propose de poursuivre toutes les stratégies porteuses de formation et d’information à la base, d’échanges et de communication sur les problématiques et défis locaux, sur le développement local et l’évolution du contexte. Il s’agira de s’inscrire dans toutes les dynamiques nécessaires et positives visant la transformation sociale, dans la vision d’un Congo de paix durable, de justice et de sécurité pour tous, où les valeurs sont promues et triomphent sur les vices.

Tel est le résumé du rendez-vous à la fin de l’année 2025.


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